A partir de Perrenoud P, L’organisation du travail, clé de toute pédagogie différenciée, 2012

« La concentration d’élèves faibles rend difficile leur traitement différentiel : tous auront de la peine à atteindre les objectifs du socle commun, tous ont besoin d’une prise en charge individualisée et d’un accompagnement de proximité. Dans une classe hétérogène, un professeur qui différencie peut, par souci d’égalité, distribuer inégalement son temps, son inventivité didactique, son énergie : les bons élèves n’ont pas besoin d’autant de soin que ceux qui sont en grande difficulté. Que faire lorsqu’ils sont tous en difficulté ? », pages 9-10
« c’est une raison par exemple de ne pas attribuer durablement un élève à un « groupe de niveau », dont on sait qu’il l’installera, justement, dans ce niveau, alors qu’il importe que tous atteignent les mêmes objectifs, donc le niveau optimal. C’est pourquoi on préférera des « groupes de besoin » aux groupes de niveau, en se centrant non sur l’ensemble d’une discipline, mais sur un chapitre et des difficultés spécifiques, le groupe disparaissant comme tel lorsque le besoin est comblé. C’est cependant plus facile à dire qu’à faire, car les élèves en difficulté dans une discipline le sont souvent dans ses diverses composantes, ce qui tendrait à les installer durablement dans un niveau faible. (…) On convient, en outre, de la nécessité de revoir périodiquement l’attribution d’un élève à un niveau. » pages 85-86
