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Au début du 21ème siècle, où en est la didactique de l’histoire ?

Cet article des Cahiers pédagogiques est rempli dans son analyse de pistes didactiques pouvant être intéressantes. A creuser…

’histoire, un enseignement de questions sensibles

Dédaignée sinon méprisée des historiens, nourrie des didactiques des sciences, la didactique de l’histoire s’est constituée autour d’un objet singulier qui dépasse la simple transmission de savoirs savants : celui d’« usages publics » ouvrant à des « pratiques sociales de référence » originales, écartelées entre histoires historienne et scolaire, entre posture critique et savoirs sensibles. De telles imbrications créent des tensions, en particulier autour des enseignements dits du « fait religieux », du « patrimoine », des « socles d’appartenance » ou « communs », de la « mémoire »…
La didactique de l’histoire connaît néanmoins des « avancées notables » depuis une quinzaine d’années, au rang desquelles les deux auteurs signalent en priorité l’internationalisation des Journées d’études didactiques de l’histoire & de la géographie – depuis 2004 – et la création – en 2001 – de la revue internationale rédigée en Suisse Le Cartable de Clio, contributions oeuvrant à la diffusion de ses travaux.

Modes de pensée historiens et processus cognitifs

Forte du postulat que les ressorts de la pensée historienne sont accessibles à tous, la didactique de l’histoire s’en remet à sa science de référence pour proposer des opérations cognitives à portée des élèves. Essentiellement, le raisonnement sociologique et historique, un mode de compréhension du passé qui emprunte autant à celui qu’un profane applique à son propre environnement qu’à celui que les historiens développent pour leurs propres explications savantes, organisant les événements en récit, en fonction du changement.
Aussi pour penser en histoire, c’est-à-dire se distancier du sens commun, la didactique de l’histoire propose-t-elle des procédures de critique des sources, de raisonnement comparatif, de périodisation d’un temps historique distinct d’un temps subjectif, de maîtrise du degré de généralisation des concepts… tout en distinguant l’histoire de ses usages. Et afin de mesurer les acquisitions des élèves dans ce délicat travail de distanciation, elle mobilise les méthodologies classiques des sciences humaines et sociales : interrogation et observation, recueil de données, examen et description, mise en perspective des décalages entre notions communes et concepts historiens.
La réticence des enseignants à initier de tels apprentissages autant que celle des manuels à les proposer explique pourquoi la présentation de frises et le repérage de faits datés passent pour suffire à la perception des durées, des continuités et des ruptures. Les inventions, les guerres et la Révolution constituent une somme de marqueurs temporels mobilisés au secondaire comme suffisamment significatifs pour expliquer le cours de l’histoire, qu’ils soient perçus comme positifs – le feu, l’écriture, l’ordinateur, la Révolution… – ou négatifs – les conflits, la Révolution… -.
Les enquêtes montrent la diversité des représentations du déroulement de l’histoire. Plus téléologiques au lycée (l’histoire avance vers toujours plus de progrès) qu’au collège – en fonction d’une courbe gaussienne : « les choses progressent, passent d’un extrême à l’autre, se répètent, ne changent pas » -, de telles représentations sont travaillées dans le cadre d’exercices de périodisation dont on ne sait pratiquement rien de leurs liens avec les questions d’examen. Ce qui est avéré, c’est que les élèves se mobilisent lorsque les enseignants les orientent explicitement vers des opérations de pensée historiennes, telle la mise en série de faits à fin de comparaison.
L’idée naturelle que l’histoire ne se répétant pas, tout travail d’analogie s’avère vain a longtemps rendu tabou, en histoire, tout travail conceptuel. Si ce travail est aujourd’hui mieux accepté, c’est sans doute grâce aux théories des représentations sociales, par les processus d’objectivation – rendant familier ce qui est abstrait – et d’ancrage – conférant valeurs et identités aux phénomènes – Ces théories ont facilité l’appropriation des notions complexes de la discipline par un travail sur leurs attributs et leurs fonctions. Un seul exemple, en associant spontanément « monarchie » aux caractéristiques de celle, emblématique, de Louis XIV, les élèves objectivent le concept à un niveau de référence attrayant, l’« absolutisme ». C’est alors qu’un travail pour une maîtrise conceptuelle s’impose. Ils peuvent passer ailleurs, à l’Angleterre (ou à l’Espagne), par comparaison analogique, pour voir qu’il existe d’autres formes – y compris dans la « démocratie » – et aller à une plus grande complexité encore par des distinctions entre « absolutisme », « dictature » et son contraire « démocratie » (par ailleurs, faut-il le préciser, en général confondu avec « république »), etc. En condamnant spontanément l’usage de la force, les élèves ancreront aisément les régimes dictatoriaux dans le concept de « barbarie » alors qu’ils devront lutter contre un premier niveau de conceptualisation, tout aussi spontané, de « droits pour tous ou pour le peuple » s’ils veulent accrocher « démocratie » aux caractéristiques du « pluralisme » et de la « démocratie représentative ».
Un domaine où les élèves recourent volontiers au stéréotype de la métaphore pour pallier la difficulté de l’abstraction est certainement celui de l’établissement des causes, hors de toute réflexion historienne. Les cadres interprétatifs les plus courants relèvent de la responsabilité directe des grands personnages ou des Etats, de théories spontanées telle la soif du pouvoir, mais aussi d’interprétations où coexistent sens commun et savoirs plus rigoureux. Des « bricolages » explicatifs guère contrariés par le modèle pédagogique dominant, le cours magistral dialogué, où l’échange remplit la fonction de susciter l’adhésion sans pousser les élèves à raisonner, comme on le verra plus loin.
Cette « porosité des registres de pensée » a interpellé les chercheurs curieux des modes d’appropriation des savoirs historiques. Spontanément, les élèves s’identifient à une question, dans une démarche compréhensive qui les conforte dans leur représentation première sans préoccupation de rechercher de nouvelles informations. S’ils sont invités à réexaminer les choses dans le cadre d’une mise en contexte historique, ils parviennent à un degré plus élevé de conceptualisation, mais avec un risque d’erreur si la généralisation se fait trop rapidement, tout progrès engendrant une difficulté supplémentaire. Les élèves formés au raisonnement par analogie mobilisent certes d’avantage de procédures de mise à distance, parviennent à un meilleur niveau d’interprétation, mais sans renoncer complètement à la pensée naturelle, et bien que celle-ci soit tout de même, au final, mieux contrôlée.
On a donc confirmation, depuis l’épistémologie générale pionnière des années 1930, que notion familière chargée de sens commun et explication scientifique constituent deux faces du même concept à acquérir, tout au long d’un travail d’allers et retours, par des stratégies d’ajustements participant à l’établissement de la connaissance. (La transposition didactique se conçoit donc aujourd’hui bien au-delà de l’idée d’un processus de déversement de savoirs savants bousculant des savoirs spontanés.)

Paradoxes des pratiques effectives

Depuis une vingtaine d’années, les études répètent qu’en dépit d’un discours institutionnel « didactiquement correct » et de pratiques innovantes, persiste un modèle de l’enseignement de l’histoire « classique » stabilisé autour d’une culture disciplinaire consensuelle dont la finalité est de transmettre une vision partagée de l’histoire, hors des débats et des antagonismes qui la constituent. Les travaux sur l’observation des pratiques montrent en effet un écart entre les intentions d’enseignants animés d’une véritable « illusion constructiviste » et les activités réelles des élèves, plutôt confinées aux opérations intellectuelles de « basse tension ». La structure même du cours dialogué renforce le constat d’un modèle d’enseignement clos, en cinq temps : question/réponse/évaluation (sanction)/formalisation/compléments. L’enseignant contrôle le processus d’argumentation et de vérité en asseyant l’autorité du savoir comme la sienne. L’élève, privé d’une réelle responsabilité énonciatrice, est simplement invité à adhérer au discours à apprendre.
Ainsi, avancées et résistances se partagent le nouveau paradigme des pratiques argumentatives apparues au milieu des années 1990 dans l’intention de favoriser une « approche critique » du monde. Sans modification profonde de la formation des enseignants, cette didactique ambitieuse pourrait conserver son caractère expérimental. La problématisation par exemple, apparue dès les années 1980, est chargée de palier aux dérives de juxtapositions factuelles ou de foisonnement documentaire, de manière à ce que l’élève, à partir d’hypothèses, n’ait pas à reproduire la démarche de l’historien, certes, mais puisse bénéficier d’une histoire enseignée en conformité avec les acquis de l’historiographie. En porte-à-faux avec la culture scolaire, les démarches de problématisation débouchent souvent sur des productions du type paraphrase, alors que le but est d’exercer l’esprit critique. Face aux difficultés de l’évaluation des questions de réflexion, les correcteurs se satisfont d’un ensemble de faits organisés et les élèves sont donc amenés à produire des textes dénués de toute marque d’énonciation. (Prisonniers d’une feuille blanche à remplir, privés de tous recours aux ressources de la discipline, les élèves n’ont ainsi guère à faire preuve, durant l’examen, d’une maîtrise des outils de pensée historiens pour l’interprétation de l’environnement passé-présent).

Élèves et enseignants face à la culture disciplinaire

Les collégiens sondés sur le plan national ont d’abord l’image d’une discipline où l’on écoute le professeur qui raconte, décrit et explique (81,7 %), où l’on travaille sur document (78,4 %). 83 % aiment cette manière de faire et 70 % associent à l’histoire des activités de « basse tension » intellectuelle : principalement « identifier et décrire », non pas « comparer, sélectionner ou classer ». (Il conviendrait d’ajouter, ni « interpréter ou juger », pour reprendre les niveaux les plus complexes des taxonomies cognitives). La marge de progression vers l’essentiel de la discipline – la formation de l’esprit critique – est encore grande. Le métier d’élève coïncide avec un besoin de stabilité qu’expriment surtout ceux qui sont en difficulté, accrochés aux pratiques rassurantes des niveaux cognitifs simples (ce qui ne signifie pas qu’ils soient aisés à atteindre). Confortés par leur expérience dans l’idée que l’on doit « écouter et retenir », tout travail de problématisation en commun leur paraît répondre à un souci d’obtenir le calme dans la classe, tandis que les plus agiles ont le sentiment de perdre leur temps, en dépit des efforts d’explicitation des règles d’un nouveau contrat.
Quant à la forme débat , de plus en plus courtisée, elle débouche en fait, dans les observations, sur une certaine absence de controverse. Dans la tension entre attitude critique et recherche de consensus, c’est le deuxième terme de l’alternative qui généralement l’emporte. (On pourrait préciser ici que dans la logique constructiviste canonique, les savoirs s’élaborent contre les erreurs, par franchissement et non contournement de l’obstacle des représentations spontanées, les siennes propres ou celles des autres, en complète autonomie et responsabilité). Or dans les expérimentations, on s’aperçoit que ce qui est apparenté à des modes de pensée de l’histoire est réduit à un travail de réponses à des questions sur texte ou à du classement. Le discours convenu sur le modèle constructiviste, postulé plus efficace par l’implication de l’élève, ne résiste guère à l’épreuve des faits. La coutume prévaut de repousser sans cesse les opérations cognitives plus fines, résistances notées plus fortes chez des stagiaires d’histoire que de sciences économiques et sociales, par exemple. La prégnance de la perspective « continuiste » des programmes et des manuels structure toujours massivement les conceptions. Mais quand de jeunes professeurs stagiaires étudient la question, ils concluent expérimentalement que la discontinuité n’est pas un obstacle pour les élèves. Elle est au contraire un gage de meilleure conceptualisation de l’histoire.

Le prix de l’évolution des pratiques

Histoire et mémoire, rationalité et empathie, général et particulier, raisonnement analogique et anachronisme… toutes ces tensions entre quête de vérité et travail en compréhension renforcent le rapport personnel à la discipline, avec une claire majorité d’enseignants d’accord pour allier rigueur et exigence traditionnelles à l’évolution de leurs pratiques (60 à 65 %), les autres se montrant plus résignés.
Mais pas à n’importe quel prix. Pas question par exemple de négliger l’histoire pour une technicisation ou une exercisation à outrance. Comment alors éviter la mécanisation des exercices, leur réduction à des savoir-faire vidés de toute signification ? Une des premières conditions serait d’introduire ou d’améliorer les techniques d’élaboration des critères d’évaluation, de rendre explicites les consignes de travaux, tout en sachant aussi distinguer les fonctions de l’évaluation (diagnostique, formative-formatrice, sommative-certificative). Les enquêtes docimologiques montrent que lorsque les critères ne sont pas explicites pour les élèves, les copies qui présentent une structure apparentes sont valorisées, alors que ce qui contribue le plus à les discriminer c’est l’usage ou non de jugements de valeur ainsi que les appréciations de sens commun.

Un contrat didactique ouvert est possible

L’expérimentation débouche sur une recommandation centrale, celle du meilleur ancrage épistémologique et didactique des enseignants pour concevoir des dispositifs engageant les élèves dans l’opération fondamentale de distinction récit historique/récit de fiction. Périodiser à plusieurs échelles, examiner les procédés narratifs des historiens, raisonner par analogies contrôlées, distinguer mémoire et histoire, contrôler le fonctionnement de débats argumentés… telles sont les pistes, étant entendu que de telles compétences sont conditionnées par les maîtrises langagières et discursives inhérentes à tout travail disciplinaire.
Avec de tels fondamentaux et les règles du contrôle de la pensée naturelle expérimentées, reconnues, admises par la classe, ce qui réclame un travail d’entraînement assidu, dans la durée, on peut renverser le contrat didactique, avec des situations d’enseignement-apprentissage réflexives auxquelles même les élèves moins préparés ou rétifs se plient volontiers. Sinon, on continuera d’assister au détournement du modèle constructiviste dont les étapes (collecte de données, mise en relation, hypothèses, tentatives d’explication, synthèse) sont rapidement réduites à une formule impositive avec au final une conclusion plaquée, sans que les élèves n’aient la possibilité d’entrer dans la dimension critique de l’histoire.

Cette magistrale note de synthèse de la Revue française de pédagogie illustre la richesse des parcours de recherche et d’expérience suivis par l’histoire scolaire. En ce début de 21e siècle, cette dernière sait donc parfaitement ce qu’il lui reste à faire pour forcer son destin. Mieux étudier encore la portée des savoirs que les élèves transfèrent réellement, en classe mais aussi, on commence seulement à s’y intéresser, hors classe, dans la vie. Réussir à ce que chacun, pour agir de manière responsable, puisse interpréter le monde en fonction d’une brève destinée inscrite dans les durées longues, mouvantes, de sa propre culture et de celles des autres. Concevoir des ressources propices à l’exercice d’une telle pensée, fonctionnelles et non exclusivement rationnelles, dévoilant les ressorts de l’historiographie, montrant les usages de l’histoire. Agréer des modes d’évaluation formateurs, de manière à ce que les scolarisés progressent dans la discipline en autonomie et en responsabilité, sachant comment parvenir à comprendre, avec l’histoire, où en est l’univers.

Pierre-Philippe Bugnard, Université de Fribourg Suisse.

Progression du développement construit en troisième

Thème/périodeEléments de progressivité
La première guerre mondiale, une guerre totale (septembre)Les civils dans la guerre totale Rédaction d’un développement construit à partir d’un écrit intermédiaire : analyse de documents avec un tableau à compléter. Les grands axes constituent les colonnes du tableau. Après correction, les élèves ont un temps pour rédiger le développement construit à l’aide de l’outil méthode.  
Entrainement autour de cartes mentales Word café autour de sujets possibles de développements construits (= carte mentale/plan détaillé)  
Evaluation de fin de séquence : un sujet de développement construit parmi une liste de cinq Attendu d’une quinzaine, vingtaine de lignes Les grands axes sont donnés
Le front populaire (novembre)Evaluation de fin de séquence Développement construit autour d’une leçon dont la trame du cours est très serrée Trame du développement donnée : introduction, axe 1 / axe 2 / axe 3 / conclusion Reprise des éléments de la trame du développement construit en correction  
Les espaces productifs (janvier)Fin de séquence Entrainement à un plan détaillé autour d’un type d’espace productif
Evaluation de fin de séquence Correction avec les différents éléments du développement construit + rappel des attendus (barème) Retours aux élèves : points forts, points à améliorer 20 minutes de correction avec un point à améliorer à modifier -> nouvelle correction et bonification des efforts de correction par les élèves
DNB Blanc (février-mars)Développement construit avec attendus du DNB En général sur le dernier thème (2nde GM) ou autre thème déjà vu Correction type avec attendus du développement construit de fin de troisième Bilan général des point forts ou points d’amélioration
Aménager le territoire Aménager les DROM (avril)Développement construit Etude de cas où les élèves répondent à des questions et rédigent une synthèse (sous forme de tableau avec des grands axes) Développement construit avec au choix deux sujets (une heure, devoir évalué) et aide de la fiche de révision -> Attentes autour de la structuration du développement construit
La construction européenne (mai)Entrainement au développement construit Par groupes, les élèves prépare un écrit intermédiaire sur les différentes étapes de la construction européenne. Après la mise en commun, les élèves s’exercent au développement construit (les copies d’élèves volontaires ou désignées sont ramassées).
Révisions finales (juin)Révisions Entrainement à des plans détaillés autour de sujets (la France, les mutations économiques, sociales et culturelles) Les critères du développement construit et derniers conseils

Pistes d’améliorations :

  • Un entrainement supplémentaire type DNB
  • Des cartes mentales ou plans de base pour chaque sujet potentiel

Les étapes du développement construit

Les grandes étapes

Je rédige un développement construit dans une expression correcte

  • Les phrases sont correctes
  • Orthographe correcte
  • Liaison entre phrases

Je structure mon développement construit

  • Introduction: présentation du sujet en quelques phrases, problématique
  • Organisation du paragraphe autour de grandes idées
  • Conclusion: rédaction du bilan en une phrase

Je maîtrise les connaissances du sujet

  • Repères géographiques
  • Construction d’une argumentation: idées illustrées par des exemples, des justifications, des faits, chiffres…
  • Notions, vocabulaire clairement expliqué

Concrètement, comment je fais ?

Introduction

  • Phrase de présentation (où/quand)
  • Définitions des termes
  • Problématique et annonce du plan

Développement

  • Deux ou trois grands axes
  • Arguments qui expliquent les grands axes
  • Exemples qui illustrent les arguments, apportent des preuves (faits, chiffres, exemples)

Conclusion

  • Bilan : réponse à la problématique

  • Introduction

Axe I:

Axe II:

Axe III:

  • Conclusion

Barème

Méthode : Raconter un récit historique – 6ème

En gros, raconter, c’est:

Présenter: qui, où, quand

Donner les étapes de l’histoire

Conclure: faire le bilan

Un récit historique…
Est situé dans le tempsDate/époque – Quand
Est situé dans l’espaceLieu/territoire – Où
Comporte des acteursPersonnages (Roi, soldats) Groupes (Habitants, esclaves, femmes) Etat – peuple – qui
Evoque des faits, des évènementsLes événements, l’action Donner les différentes étapes : d’abord, puis, ensuite.
Comporte une conclusion Ce que l’on peut retenir
expression écrite orthographe correcte

Prise de notes sur l’ouvrage de Mark Mazower, Le continent des ténèbres, une histoire de l’Europe du XXème siècle

Marc MAZOWER, Le continent des ténèbres, Une histoire de l’Europe du XXème siècle, 2021, 1ere édition 1998, 688 p.

Mazower adopte une démarche comparatiste à l’échelle européenne. Refusant les histoires nationales, il met en évidence les circulations d’idées, les influences réciproques et les expériences politiques communes qui traversent le continent tout au long du XXᵉ siècle.

La démocratie n’est jamais gagnée

Mazower part d’une idée simple. La victoire de la démocratie n’est pas irréversible. Elle est la conséquence de la victoire des forces démocratiques sur les régimes autoritaires et conservateurs. Elle n’est pas définitive car le régime démocratique, faisant l’objet de critiques légitimes, peut aussi être sacrifié au profit de régimes bien plus autoritaires.

Pour étayer sa thèse de départ, Mazower montre, par exemple, que, pour Churchill, pourtant dirigeant d’un régime parlementaire, la démocratie est l’exception. Il est prêt, pour cela, à s’allier avec l’Italie mussolinienne au début des années 1920. Dans l’Europe des années 1920-1930, l’anticommunisme l’emporte sur la démocratie dans toute l’Europe centrale, avec l’instauration de régimes autoritaires de droite. Mussolini affirme : « Le siècle actuel est le siècle de l’autorité, un siècle de « droite », un siècle fasciste. » Dans le même temps, la démocratie peut parfois creuser sa propre tombe par son absence de dialogue politique et de consensus démocratique. Les contradictions sont si aiguës que le cadre démocratique ne peut plus exister, comme ce fut le cas de la République de Weimar.

Mussolini rend visite à Hitler en 1940 à Munich.

Ainsi, la conception démocratique du pouvoir d’État est toujours en jeu. Cet ouvrage interroge le passé, mais il questionne aussi le présent. Il montre que les forces démocratiques peuvent être mises en minorité. Dans ces cas, la suppression de la liberté de conscience se retourne contre les peuples de façon très concrète.

L’idée démocratique rencontre le nationalisme

Le nationalisme déstructure les attachements dynastiques et religieux et crée de nouvelles solidarités. La communauté devient nationale ; pourtant, les territoires de ces États-nations ne sont pas homogènes. Ainsi, plusieurs modèles de règlement de l’hétérogénéité nationale apparaissent :

  • L’URSS lance une tentative de solution fédérale où les élites locales se déploient dans un cadre administratif territorial. L’enseignement dans les républiques soviétiques se réalise dans les langues locales, mais l’État est dirigé de façon très centralisée par le PCUS.
  • Les États libéraux et démocratiques tentent, après la Première Guerre mondiale, avec la SDN, de former de nouveaux États-nations garantissant des droits aux minorités. Cette SDN, pourtant, ne reconnaît pas l’égalité des peuples : la proposition japonaise d’égalité des races est repoussée. Ces États ont bien du mal à imposer leurs conceptions aux nouveaux venus au banc des nations. En Pologne, par exemple, le parti paysan polonais défend l’égalité des droits, sauf pour les Juifs, qui seraient une « nation étrangère et consciente de l’être ».
  • Enfin, se développe un nationalisme exclusiviste, porté à son paroxysme par les partis fascistes, dont, en premier lieu, le parti nazi. Pour Carl Schmitt, une démocratie de masse réclame « d’abord l’homogénéité et ensuite, si nécessaire, l’élimination ou l’éradication de l’hétérogénéité ». Il affirme également qu’« une démocratie démontre sa force politique en sachant rejeter ou tenir en lisière tout ce qui, lui étant étranger et inégal, menace son homogénéité ». Il défend ainsi la vision d’un peuple pur et mythifié, uni comme un seul homme. Toute division susceptible d’affaiblir cette unité serait alors considérée comme antinationale.

Le modèle fasciste face à la démocratie

« Qui n’a pas la force de lutter pour sa propre santé perd le droit de vivre dans ce monde de lutte » (Hitler). Cette citation résume toute la conception nazie du rôle de l’individu dans la société : un darwinisme social dans lequel le plus fort triomphe du « faible ».

Caricature antisémite montrant un Juif qui tient en laisse un fonctionnaire soviétique. Légende : « La personne “idéale” pour le peuple élu : les goûts, ça ne se discute pas. »

Cependant, dans ce combat entre démocratie et fascisme, la défense de la liberté, à elle seule, ne peut suffire, d’après Mazower, à combattre le fascisme ni à entraîner les larges masses dans la défense de la démocratie. C’est pourquoi la victoire de la démocratie sur le nazisme s’accompagne également d’une « conception nouvelle de la solidarité sociale et de la cohésion nationale ». De la même façon, la défaite des fascismes a fait émerger un « consensus antiraciste international ».

Le fascisme entend rétablir le modèle familial remis en cause par la révolution industrielle. Il s’oppose ainsi au modèle soviétique, qui cherche à émanciper les femmes à travers la lutte contre l’Église et les pouvoirs patriarcaux, même si un retour en arrière s’opère sur leur condition à partir des années 1930. Plus largement, les États favorisent la natalité afin de préparer de futurs soldats.

Cette conception de la domination du fort sur le faible conduit à un eugénisme radical : stérilisation forcée des malades mentaux, des criminels, des délinquants, des Tsiganes et des enfants métis.

La crise du capitalisme : modèle soviétique et exacerbation des nationalismes

Avec la crise économique et la destruction de denrées destinées à maintenir les prix, le capitalisme de marché apparaît de moins en moins rationnel. Les gouvernements tentent de répondre à la crise par des politiques d’austérité et de déflation qui, loin de la résoudre, contribuent à l’aggraver.

Dans ce contexte, le système soviétique peut apparaître comme une alternative. En 1929, Staline impose, par la force, la collectivisation de l’agriculture afin de mieux approvisionner les villes. L’URSS met ainsi durablement son agriculture en difficulté, pour plusieurs générations. De nouvelles villes industrielles surgissent rapidement, comme Magnitogorsk, alors la plus grande aciérie du monde. Cette industrialisation à marche forcée favorise une véritable ascension sociale pour de nombreux paysans et ouvriers. Toutefois, cette promotion sociale s’effectue au prix de leurs libertés. Ainsi, près de 10 % des paysans ayant bâti Magnitogorsk meurent lors de la construction de la ville. Comme l’écrit Mazower, « le stalinisme, c’était la terreur et la répression, mais c’était aussi d’excitantes opportunités d’ascension sociale, à la différence de la société tsariste figée dans sa hiérarchie ».

Usine de tracteurs de Magnitogorsk – https://www.johndclare.net/Russ11_Magnitogorsk.htm

En Europe de l’Ouest, les États répondent également à la crise par des politiques de planification, une politique commerciale protectionniste et l’instauration de barrières douanières. En Allemagne, un service de travail obligatoire est instauré, avec un contrôle des salaires et des campagnes contre le travail féminin. Grâce à la remilitarisation, l’Allemagne atteint le plein-emploi en 1939. La reprise économique de l’Italie et de l’Allemagne est notamment liée à la militarisation de leur État. En outre, dans les relations entre ouvriers et patrons, les régimes fascistes arbitrent largement en faveur de ces derniers. Ils demeurent ainsi des économies fondées sur de bas salaires.

En France, Mazower tend à minimiser l’expérience du Front populaire. Il estime que les acquis obtenus étaient, pour la plupart, déjà en vigueur dans d’autres pays européens et que la politique du franc fort a finalement sonné le glas de cette expérience.

Le nouvel ordre hitlérien : un ordre européen au service de la domination allemande

Hitler souhaite établir en Europe de l’Est un véritable « empire des Indes », fondé sur une hiérarchie raciale clairement définie. À ses yeux, l’Allemagne est légitime à dominer l’Europe, de la même manière que les États-Unis contrôlent l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud. Au cours de sa guerre européenne, il fait peser le poids de l’économie de guerre sur les territoires conquis afin de garantir au peuple allemand un niveau de consommation satisfaisant. C’est pourquoi il accorde peu d’importance aux nazis locaux, qu’il méprise.

Les nazis mènent une guerre à la fois totale et raciale. Les prisonniers de guerre soviétiques meurent par millions, alors même que le Reich manque de main-d’œuvre. Cette guerre entraîne une radicalisation constante du régime : les élites polonaises sont éliminées, les universités sont fermées et les Polonais sont réduits à une simple obéissance envers les Allemands. Cette radicalisation à l’Est conduit finalement à l’extermination des Juifs.

L’émergence d’un nouvel ordre démocratique dans une paix violente

Pendant la guerre, Léon Blum évoque l’idée d’une « démocratie populaire », appelée à devenir une « démocratie sociale ». De son côté, William Beveridge défend l’idée d’un « communisme dans des conditions démocratiques ». La question d’une démocratie fondée sur la solidarité sociale est alors posée. Durant cette période, les opinions publiques évoluent vers la gauche et valorisent davantage les expériences collectives ainsi que les politiques de solidarité. À l’inverse, Friedrich von Hayek dénonce, dès 1944, le « socialisme démocratique ». Pourtant, en Europe, des économies mixtes et des protections sociales se mettent progressivement en place. Parallèlement, les droits des femmes, l’antiracisme, le droit international et les droits de l’homme s’affirment.

La Seconde Guerre mondiale est d’abord un affrontement militaire engagé par Hitler, mais elle constitue également une guerre entre races, groupes religieux et communautés ethniques. Elle est aussi une guerre de classes et une succession de guerres civiles opposant collaborateurs et résistants. Même après la Libération, un fort antisémitisme subsiste en Pologne, poussant de nombreux Juifs à émigrer vers Israël. Comme l’écrit Mazower, les Arabes palestiniens « durent payer le refus de l’Europe de réintégrer ce qui restait de sa population juive ». Par ailleurs, cinq millions d’Allemands d’Europe orientale sont déplacés vers l’Ouest.

La Libération est particulièrement violente dans les régions où les résistances sont les plus fortes et les plus divisées, et où le conflit s’est transformé en véritable guerre sociale, comme en Grèce ou en Yougoslavie. Dans les démocraties populaires, les purges permettent aux nouveaux régimes de consolider leur pouvoir et de renforcer, dans un premier temps, leur popularité.

Les démocraties populaires à l’Est : le progrès social au milieu de la terreur

À l’Est, l’URSS ne se prépare pas à une nouvelle guerre. Mazower remet ainsi en cause le mythe d’une Union soviétique « le fusil au pied », prête à envahir l’Europe occidentale. L’URSS s’appuie au contraire sur des élites locales afin de promouvoir un nationalisme associé à « une utopie urbaine et industrielle ». Les dirigeants communistes entreprennent ainsi une modernisation rapide de leurs pays. En Hongrie, par exemple, Gerő est présenté comme un bâtisseur, symbole de cette politique de modernisation.

Cependant, les communistes éliminent progressivement leurs opposants par la marginalisation politique, la censure, l’interdiction de nombreux ouvrages et la mise en place de régimes policiers. Dès 1947, la terreur et la planification deviennent les fondements du système. Des progrès importants sont néanmoins réalisés dans le domaine de la santé, avec la multiplication des hôpitaux, le développement des universités et la gratuité des soins. Les inégalités sont également limitées. Toutefois, les pénuries, la corruption et les prélèvements économiques imposés par l’URSS finissent par fragiliser ce modèle.

L’imposition d’un modèle démocratique en Europe de l’Ouest

Après-guerre, les sociétés européennes expriment une forte demande de solidarité sociale, qui se traduit notamment par des taux d’imposition élevés destinés à financer l’État-providence. Toutefois, les inégalités de revenus demeurent importantes et les principaux bénéficiaires de ce système sont ceux qui profitent du plein-emploi. Dès les années 1950 et 1960, cependant, l’individualisme et la consommation de masse ébranlent progressivement cet État-providence. Les solidarités collectives sont peu à peu érosées par la montée de l’individualisme, entraînant un affaiblissement de la conscience collective.

Avec Mai 68, les femmes obtiennent des avancées importantes. Mazower évoque notamment l’exemple de Franca Viola, jeune Italienne violée qui refuse, pour la première fois, d’épouser son agresseur. Plus largement, Mai 68 nourrit une critique de toutes les formes d’autorité — politique, militaire, patronale — et conduit, dans plusieurs pays, à un renforcement des moyens accordés aux universités.

Franca Viola

La crise du contrat social

Le choc pétrolier met en évidence la « vulnérabilité du capitalisme européen ». Au Royaume-Uni, Margaret Thatcher entreprend de démanteler l’État-providence par une politique de privatisations et un renforcement des pouvoirs de l’État face aux mouvements sociaux, notamment lors des grèves des mineurs. Aucun autre pays européen ne suit intégralement ce modèle, même si la France engage également plusieurs vagues de privatisations. C’est sous Thatcher qu’émerge le concept de société post-industrielle, reléguant au second plan le rôle fondamental de l’industrie dans l’économie.

Grèves dures en Angleterre (1984-1985) et répression de l’Etat par la Dame de fer,

Les années 1980 et 1990 sont marquées par un changement de regard sur la pauvreté : les pauvres sont de plus en plus considérés comme responsables de leur propre situation. Les sociétés européennes tolèrent davantage les inégalités sociales ; en 1993, près de 17 % de la population de l’Union européenne vit sous le seuil de pauvreté. Les immigrés deviennent progressivement la cible privilégiée des partis d’extrême droite, même si les politiques d’expulsion restent encore peu soutenues par l’opinion publique à la fin des années 1990. Mazower évoque ainsi un véritable « désenchantement démocratique » nourri par ces incertitudes économiques et sociales.

L’effondrement du communisme

Au cours des années 1980, le modèle communiste entre dans une phase de stagnation caractérisée par les pénuries, la désindustrialisation et les catastrophes écologiques. Surtout, les partis communistes connaissent un « effondrement de la foi dans l’idéologie socialiste ». En Pologne, face à Solidarność, les militaires prennent le pouvoir. Dans les autres démocraties populaires, les directions vieillissantes cherchent parfois à renforcer leur légitimité en mobilisant le nationalisme.

C’est avant tout la crise de l’Union soviétique qui desserre son emprise sur les démocraties populaires. Les pays baltes revendiquent davantage d’autonomie et affirment la supériorité de leurs lois sur la législation fédérale. La Hongrie ouvre sa frontière avec l’Autriche et, en Pologne, des gouvernements non communistes accèdent au pouvoir.

Les politiques inspirées du modèle thatchérien sont alors rapidement mises en œuvre : privatisations massives, recul de la protection sociale, hausse des inégalités et progression du chômage. L’individualisme s’impose progressivement au détriment de l’économie morale héritée du communisme. Dans le même temps, le nationalisme remplace rapidement le communisme comme principal référent politique. La disparition du bloc de l’Est fait également ressurgir des antagonismes nationaux longtemps contenus. Certains mouvements nationalistes développent alors un discours exclusif, parfois antisémite, et réhabilitent d’anciens collaborateurs des nazis, tels qu’Antonescu en Roumanie, Pavelić en Croatie ou Tiso en Slovaquie.

Conclusion

Pour Mazower, le véritable vainqueur de 1989 n’est pas la démocratie, mais le capitalisme. Celui-ci a progressivement détruit les anciennes solidarités de classe et accru l’insécurité sociale des individus. Face à cette montée de l’individualisme, les formes d’identités collectives apparaissent comme des repères essentiels, voire comme des refuges. Dans cette perspective, l’État-nation et le sentiment d’appartenance nationale demeurent des références majeures. Finalement, Mazower met en lumière plusieurs enseignements essentiels pour comprendre la situation contemporaine :

  1. La démocratie et la liberté ne suffisent pas, à elles seules, à assurer la pérennité d’un régime démocratique. À l’ère des sociétés de masse, elles doivent intéresser la majorité de la population et s’accompagner d’une politique de justice sociale capable de répondre aux attentes des citoyens.
  2. Le fascisme, lorsqu’il vainc ses adversaires, s’en prend rapidement aux minorités que la démocratie protégeait. Il cherche à éliminer tout ce qui fait obstacle à une homogénéité nationale largement mythifiée. Or, une nation rassemble des individus aux origines, aux cultures, aux expériences sociales et aux opinions diverses. Elle peut être unifiée par un pouvoir autoritaire, mais aussi par un cadre politique démocratique. Dans la pensée nationaliste, la nation est présentée comme une communauté capable de transcender les divisions sociales et les intérêts de classe.
  3. Les régimes communistes ont pu apparaître, pendant un temps, comme une véritable alternative au capitalisme. Ils ont cependant échoué, tant sur le plan démocratique qu’économique, à susciter une adhésion durable et à favoriser un progrès individuel suffisant, notamment à partir du tournant des années 1950-1960.
  4. La victoire sur le fascisme en 1945 a permis, durant plusieurs décennies, d’associer le développement de la démocratie à d’importants progrès sociaux : consolidation de l’État social, lutte contre le racisme, affirmation des droits des femmes, développement du droit international et promotion des droits humains.
  5. Depuis les années 1980, la montée du capitalisme libéral s’accompagne d’une hausse globale des revenus, mais aussi d’une remise en cause du contrat social construit après 1945. Cette évolution fragilise les conceptions démocratiques héritées de l’après-guerre.

Les chrétiens dans l’empire romain

  1. Présente ce document (Date, Nature, sujet, lieu)
  2. Qui est représenté ? A quoi le reconnais-tu?
  3. Qu’est-ce qui montre que c’est un personnage sacré de sa religion ?
  4. A quelle religion appartient-il?

Dossier pages 152-153

  1. Doc 1 : Où et quand est né le christianisme ? Quelle est la religion principale dans cette région ?
  2. Par qui est dominée la Palestine à cette époque
  3. Doc 2 : Présente ce document (D.A.N.S.)
  4. A-t-il écrit au moment de la vie de Jésus ?
  5. A quoi croient les disciples de Jésus ?
  6. A l’aide des documents 3-4-5, complète le tableau suivant :
Symboles chrétiens et significationRègles et pratiquesHonorer leur dieu
                   

7. Doc 6 : Montre que les premiers chrétiens cherchent à étendre leur religion.

Questions

  1. Doc 1: Où et quand est né Jésus d’après les Evangiles? Qu’est-ce qui prouve qu’il est de religion juive ?
  2. Doc 2: D’après l’Evangile de Matthieu, à qui Jésus promet-il le bonheur éternel?
  3. Doc 3: D’après l’Evangile de Matthieu, à qui Jésus promet-il le bonheur éternel? Qui sont les élus de Dieu?
  4. Doc 4 – 5: Lors de son repas, que partage Jésus avec ses apôtres ? Qu’annonce-t-il aux apôtres ?
  5. Doc 5 – 6: Expliquez ce que sont la Résurrection et l’Ascencion.

Je rédige un texte

Rédige un texte qui raconte la vie de Jésus d’après les Evangiles : 1. La naissance de Jésus et le baptême 2. Le message religieux qu’il transmet 3. Les derniers temps de sa vie. Réalise une conclusion historique : pourquoi ces récits relèvent-ils de la croyance ?

Etape 1 : l’Edit de Milan par l’empereur Constantin

Etape 2 : La rupture religieuse dans l’empire Romain

Que se passe-t-il pour les chrétiens avant l’édit de Milan ?Après l’édit de Milan ?
Aide : Docs 3-4-5 pages 159Aide : docs 2-3-5 pages 162-163
                              

Etape 3 : je récapitule dans une frise ce que j’ai appris

Etape 4 : Je raconte dans un texte de lignes comment la religion chrétienne est devenue la religion de l’empire romain

Roman national : Héritage ou imposture ? avec Sophie Bessis & Paule Petitier

Sophie Bessis et Paul Petitier analysent la construction et la légitimation du mythe entourant l’histoire française depuis le XIXe siècle. Ils explorent comment les manuels scolaires et la mémoire collective ont façonné un récit héroïque, tout en occultant certaines réalités historiques.

Le roman national est de plus en plus remis en cause. Pourquoi ? Ce roman est-il un héritage ou une imposture historique ?

Paule Petitier et Sophie Bessis se rencontrent au Collège des Bernardins pour échanger sur ce thème lors d’un débat exceptionnel.

Une rencontre animée par Alexandre Wirth.

Activité: Les raisons de la Première Guerre Mondiale

CONSIGNE

Histoire des Hébreux

Extrait de la BD de Vincent Lemire, Histoire de Jérusalem. BD à retrouver au CDI.

Questionnaire:

  1. De quelles religions Abraham est-il le fondateur ?
  2. Où et quand apparait le judaïsme ?
  3. Quels sont les noms des deux royaumes hébreux ?
  4. Que se passe-t-il en 722 avant J.C. ?
  5. Quelle est la capitale du royaume de Juda ?
  6. Dans quel lieu prient les Hébreux ?
  7. Que se passe-t-il en 587 avant J.C.
  8. Que deviennent les Hébreux ? Que font-ils alors ?
  9. Que permettent les Perses lorsqu’ils s’emparent de Jérusalem ?
  10. Que se passe-t-il en 70 après J.C. ?
  11. Que font alors les juifs ?

Alexandre le Grand en Inde, avec Pascal Charvet


Engagée en 327 avant notre ère, l’expédition d’Alexandre en Inde prolonge la conquête de l’ancien Empire perse vers l’est. Après des affrontements au Pendjab, le roi macédonien atteint le fleuve Hyphase, puis renonce à poursuivre sa campagne, avant de redescendre le cours de l’Indus. Arrivé à l’embouchure du fleuve, il organise le retour de ses troupes en divisant ses forces, confiant à Néarque une flotte chargée de longer les côtes de l’océan Indien jusqu’au golfe Persique. Alexandre conduit, pour sa part, son armée par la voie terrestre à travers le terrible désert de Gédrosie. La lecture proposée par Pascal Charvet met en évidence le rôle de cette expédition dans la construction des représentations grecques de l’Inde et, plus largement, de l’Orient. En s’appuyant sur les sources antiques et sur leur transmission, l’ouvrage éclaire un moment de contact entre des mondes culturels distincts, dont les résonances dépassent le seul cadre de l’entreprise militaire. L’invité : Pascal Charvet est linguiste et helléniste. Il publie Quand Alexandre le Grand rencontre l’Orient. La conquête de l’Inde chez Libretto (502 p., 13,40 €).