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Refonder la République, la démocratie (1944-1947)

Doc 4 p. 185

  1. Présente ce document. Qu’est-ce qu’un préambule ?
  2. Montre que le préambule de la Constitution de 1946 instaure de nouvelles conceptions de l’égalité.
  3. Quels nouveaux droits sont défendus par la nouvelle République? 
  1. Quand les femmes votent-elles pour la première fois ?
  2. Quand ont-elles obtenu le droit de vote ?
  3. Pour quelles raisons les femmes ont obtenu le droite de vote aussi tardivement ?
  4. Qu’est-ce qui a favorisé le droit de vote des femmes ?

Activité, pages 182-183

  1. Doc 1 : Quand et par qui le programme du CNR a-t-il été rédigé ?
  2. A l’aide du dossier et de la vidéo, complète le tableau suivant

Je rédige un article de presse. Journaliste, vous rédigez un article pour le journal Franc-Tireur issu de la Résistance française. Dans cet article, vous présenterez les réformes mises en place à la Libération et qui s’inspirent du programme du Conseil National de la Résistance.

Aide :

Les titres : doivent inciter à lire ; doivent être concis, accrocheurs, originaux.

Les intertitres : doivent ménager un circuit de lecture au lecteur.

Le chapeau : doit résumer brièvement l’essentiel de l’article.

L’attaque (début de l’article) : doit accrocher l’attention du lecteur, l’inciter à poursuivre.

La chute : (fin de l’article) moment de prendre congé du lecteur : touche finale d’émotion, d’humour, d’originalité ou ouverture de la réflexion

Ralph SCHOR, L’antisémitisme en France dans l’entre deux guerres, 2005 (réédition de 1992).

Ralph Schor, dans cet ouvrage qui fait date, suit la vague antisémite des années 1930 en France. Les journaux et auteurs antisémites sont passés au peigne fin de même que les positionnements des partis politiques, les courants religieux et culturels. L’auteur fait un tableau des différents vecteurs idéologiques de l’antisémitisme (notamment les différents journaux comme Le Matin, ou les hommes de lettres comme Ferdinand Céline). Il analyse la montée du racisme au fil des évènements internationaux (les fascismes et le nazisme, la crise économique…) et français (la montée du chômage, le front populaire…). Si l’analyse discursive est très intéressante et permet d’avoir une idée claire de l’argumentation raciste et antisémite de l’époque, l’auteur laisse cependant de côté les réactions globales de l’opinion : on a peu d’informations sur la réception des idées antisémites et leur immersion dans la société française (poussée électorale, agressions racistes, augmentation du nombre d’antisémites). Il faut dire qu’il est difficile d’y parvenir (voir les travaux de Pierre Laborie sur l’opinion française sous le régime de Vichy).

Les thèmes de l’argumentation antisémite

En lisant cet ouvrage, le lecteur pourra constater une continuité temporelle dans les arguments et les thèmes xénophobes, racistes. Autrement dit, les racistes d’aujourd’hui n’ont rien inventé. Nombre de thèmes usés jusqu’à la moëlle à l’encontre des juifs sont réutilisés aujourd’hui contre les « Arabes , les « musulmans ». Aussi, au travers des recherches de l’auteur, on peut constater que le racisme français est plutôt « culturel », contrairement au racisme « biologique » allemand. Malgré les avancées scientifiques sur l’existence d’une Humanité unique, ce racisme « culturel » est un instrument réadaptable par les racistes de tous les pays et de tout temps. Les thèmes antisémites des années 1930 raisonnent donc encore aujourd’hui. Voici une liste non exhaustive de thèmes mis en avant par les racistes des années 1930 contre les juifs :

  • La France est envahie : Céline évoque une « invasion juive » avec l’afflux de migrants d’Europe de l’Est. La France deviendrait une « colonie juive ». Paris n’est plus française mais judaïsée devenant « Parisalem ». La culture française serait menacée par des noms à consonnance étrangère, l’annuaire téléphonique en fournissant la preuve.
  • Les juifs sèment le désordre : Ils provoqueraient des émeutes et nombre d’entre eux seraient des criminels, des voleurs et des assassins. Les antisémites publient des chiffres invérifiables pour « prouver » leurs affirmations (page 52).
  • Les juifs sont riches et feignants : Ils seraient dominateurs et rechercheraient l’argent. Pour autant, on trouve des juifs aux deux extrémités de la richesse. Les juifs sont touchés par de fortes inégalités dans la France des années 1930, comme le reste de la population française.  Ils manqueraient de culture : « le moindre petit pet d’un juif, ça s’appelle un boom » (Céline, page 101)
  • Les juifs sont un facteur de désagrégation nationale : ils sont accusés de diffuser ou de s’intégrer dans des projets révolutionnaires. Ils seraient les destructeurs des Etats : « le communisme est une entreprise juive » (121). Les juifs sont de toute évidence des « traitres » puisqu’ils seraient incapables de s’intégrer et surtout ils militent dans des partis de gauche qui sont internationalistes et « trahissent » la patrie française. D’où le terme de « judéo-bolchevisme » souvent utilisé alors : gauche et juifs s’intègrent avec d’autres les francs maçons dans une anti-France.  
  • Les « bons français » sont victimes des juifs : Les racistes inversent le coupable et la victime. Ce sont les juifs qui voudraient organiser des pogroms de français et non l’inverse. Si des français sont antisémites, c’est en réaction à la haine juive, afin de sauver la France  de sa dissolution par les juifs (page 78).
  • Le judaïsme détruit la civilisation occidentale. Si les juifs s’en prennent à la France, c’est parce qu’elle est « le rempart de la civilisation occidentale et chrétienne » (130). Ce thème est assez surprenant à la lumière d’aujourd’hui puisque les racistes mettent sans cesse en avant la « civilisation judéo-chrétienne » menacée face au « péril musulman ».
  • Les juifs et l’Allemagne : Les juifs sont vus au miroir des évènements de l’Allemagne nazi. Ils sont tour à tour des espions au service de l’Allemagne, voulant se racheter un ticket de retour. Ou, au contraire, ils pousseraient sans cesse à provoquer la guerre pour se venger de l’Allemagne. Quoiqu’ils fassent finalement, ils sont des individus « dangereux ».

Les raisons de la montée de l’antisémitisme

Les facteurs qui attisent la vague antisémite sont clairement la crise économique, les migrations de réfugiés. Après l’affaire Dreyfus, les courants antisémites et xénophobes sont marginalisés grâce aux combats menés par les Dreyfusards, les défenseurs des droits de l’homme, le socialisme. Cependant, l’antisémitisme et le racisme prennent une ampleur de masse dans les années 1930 avec la crise. La montée du chômage notamment entraine des réactions et une tendance au protectionnisme de la main d’œuvre : la « préférence nationale ». Le journal Le Défi l’illustre bien : « pas de travail aux juifs et aux étrangers tant qu’un seul français aura faim » (p. 151-152). Pour contrer cette main d’œuvre étrangère, certaines professions vont obtenir des mesures de préférence nationale, comme les médecins qui ne pourront exercer que s’ils ont un doctorat français. La victoire du front populaire en 1936 radicalise l’antisémitisme. Il est vu comme une « invention juive » (169) et son dirigeant, Léon Blum voudrait judaïser la société en imposant la « circoncision générale ». Xavier Vallat, député antisémite accuse le gouvernement d’être dirigé par un « talmudiste » (173). Lors de cette polémique, seules la gauche et l’extrême gauche défendent Blum, preuve d’une montée des sentiments antisémites. Sur l’échiquier politique, Blum est vu par les antisémites comme un soutien juif et le front populaire comme s’appuyant sur un vote communautaire, celui des juifs : «  tout juif naturalisé est un votant front populaire indéfectible » (180).

Le projet des antisémites

A la lumière de leurs arguments antisémites, les racistes ont un programme politique à l’encontre des juifs. Ils veulent un statut pour inférioriser les juifs au sein de la société française. Il s’agit alors d’un recul puisque la révolution française avait émancipé les juifs et en avait fait des citoyens égaux aux autres. Mais ces projets démontrent bien la dimension « anti-lumière » « anti-universelle » de l’extrême droite. Ils trouveront leur aboutissement logique sous le régime de Vichy à partir de 1940 (Voir Z Sternhell, Ni droite ni gauche, l’idéologie fasciste en France, 2012, p. 74).  D’autres antisémites se prononcent plutôt pour l’expulsion des juifs, dans leur pays d’origine (Allemagne, Europe de l’Est) ou se font même sionistes : « Faut-il donc abandonner le seul espoir d’une solution de l’éternel problème parce qu’une poignée d’Arabes arriérés et fanatiques s’oppose à l’établissement des Juifs en Palestine ? L’intérêt de l’Humanité doit passer avant celui d’une minorité ? ». (pages 194-195). Ainsi, les juifs seraient bien en Palestine car ils ne seraient plus en France pour « l’envahir ».

La pluralité des juifs vivant en France

L’ouvrage montre bien qu’il n’existe pas de communauté juive unie. La croyance en cette unité relève bien d’un fantasme antisémite. Par exemple, les juifs français sont bien intégrés, dans des métiers plutôt libéraux, intellectuels. Il y a une forte différence avec les immigrés israélites plus récents, dont le niveau social est faible : ils sont ouvriers, employés, commerçants, pratiquent davantage la religion, autour d’associations et utilisent la langue yiddish (pages 13-14).

D’ailleurs, nombre de juifs intégrés et modérés craignent l’arrivée des juifs étrangers et voient dans leur culture un fossé insurmontable (page 207), des « particularismes » (210).

Politiquement, les juifs ne sont pas unis. Beaucoup de juifs français sont conservateurs et ne placent pas la lutte contre l’antisémitisme sur le plan politique, mais plutôt religieux et moral. Ils appellent plutôt à la discrétion et voient la place de Blum dans le gouvernement de 1936 comme un ferment de l’antisémitisme (page 217). D’autres juifs se placent plutôt à gauche comme Bernard Lacache qui fonde la LICA (ligue internationale contre l’antisémitisme) qui refuse « l’inégalité des races humaines » (212). La gauche (CGT, LDH, radicaux, SFIO, communistes) attire nombre de juifs qui placent la lutte antiraciste sur le plan politique.

Une minorité juive, paradoxalement, soutient l’extrême droite comme l’Action Française. Il y a même un parti, l’Union patriotique des français israélites, animé par Edmond Bloch qui organise des meetings avec des fascistes et antisémites notoires : Doriot, Vallat, Maurras, Daudet (286).

Aussi, la solidarité n’est pas intégrale envers les immigrés juifs : certains représentants juifs dénoncent des juifs communistes actifs à la police et demandent qu’ils soient expulsés (303).

Il y a donc une pluralité d’identités juives, une multiplicité d’attitudes, de positionnements politiques. Il n’y a en rien un « communautarisme juif » malgré ce qu’en disent les antisémites.

Face aux persécutions, la solidarité

Les partis de gauche viennent principalement en aide aux réfugiés, contre les arguments antisémites. Ils le font au nom de la solidarité « prolétarienne », au nom des droits humains. Nombre d’associations radicales-socialistes, socialistes, communistes aident à ces réfugiés. Mais il ne faut pas sous-estimer le rôle des catholiques (Pie XI dit notamment en 1938, « l’antisémitisme et inadmissible ; spirituellement, nous sommes tous des sémites ». Le père Devaux : « l’Eglise professe qu’il n’y a qu’une seule Humanité (…) tous les hommes sont et resteront naturellement frères »).  Les protestants par les siècles de persécutions qu’ils ont connu sont souvent enclins à la solidarité active envers les réfugiés juifs. Quant aux juifs eux-mêmes, ils mènent une forte solidarité interne, par le biais d’associations religieuses ou civiques. Bien entendu, et c’est une leçon pour nous, la solidarité s’est révélée insuffisante et n’a parfois pas bien senti tous les dangers que portaient l’antisémitisme et les racismes. L’ouvrage de Schor est donc une histoire à mettre en lumière avec les événements actuels.

Le salut des minorités persécutés ?

Face aux persécutions antisémites, Quelle solution ? Le racisme, l’antisémitisme doivent se combattre à l’intérieur des sociétés qui en sont infectées. Mais il est vrai que c’est un combat parfois difficile, voire désespérant puisqu’il est difficile de combattre un « ressentiment » (Kaminski, page 242), « un délire compensateur » (Glasser, p. 307). Surtout, et malheureusement, les acteurs qui tentent de faire échouer la vague antisémite n’y sont pas parvenus. Cependant, cet ouvrage en donnant les lignes directrices des racistes contribue au combat pour faire triompher la raison aujourd’hui. Celle-ci se situe comme l’explique l’auteur mais aussi Florian Gulli dans la défense de l’universel (F Guilli, L’antiracisme trahi, défense de l’universel, 2022), de l’égalité.

Terminons en citant ce passage très important de Ralph Schor qui montre comment se combat le racisme à long terme.

Comment combattre les racismes en général ?

«  Si l’homme est influencé par son instinct, il est aussi un être de raison. Voila pourquoi il est permis d’espérer qu’au-delà de la simple réprobation de l’antisémitisme, une pédagogie de l’antiracisme peut contribuer, avec les remèdes sociaux et économiques, à faire reculer le mal » (page 326).

Rome: entre mythe et histoire

Montre que Rome est un immense empire.

Le mythe de la fondation de Rome: Questions sur le dossier pages 96-97

Document 1

  1. indique qui est Enée ?
  2. Pourquoi a-t-il fui sa ville d’origine ? Où est-il arrivé ?

Documents 3 et 4

  1. Qui sont les parents de Romulus et Remus ?
  2. Doc 3 et 4 : Par qui et pourquoi Romulus et Remus ont-ils été jetés dans le Tibre ?
  3. Doc 4 : Comment ont-ils été sauvés ?
  4. Doc 4 : Qui a élevé les jumeaux ?  

Document 5 :

  1. Quels personnages sont dans ce récit ? Quel est le lien entre eux ?
  2. Relève le nom des collines citées dans ce texte ?
  3. Qui a fondé la ville de Rome d’après la légende ? Raconte comment il a fait / ce qu’il s’est passé.
  4. Cette histoire te paraît-elle réaliste ? Justifie ta réponse

Les origines historiques de Rome : pages 100-101

  1. Quand serait née la ville d’après l’archéologie ? Cette date concorde t’elle avec la légende ?
  2. A l’aide des documents 1-3-4-5, montre que l’archéologie prouve que Rome s’est bien construite entre le 8ème-5ème siècle avant JC.
  3. Qui contrôle la ville à cette époque ? Est-ce Romulus ? Justifie.
  4. Que se passe t’il en 509 pour Rome ?

Je rédige un texte et j’enregistre le mythe et l’Histoire de Rome

A l’aide des réponses et des documents à ta disposition, tu dois raconter le mythe de la fondation de Rome. Ensuite, devra expliquer la véritable histoire de la fondation de Rome. Enfin, tu pourras t’enregistrer ou écrire tes recherches

Ton enregistrement audio/ta rédaction comportera une introduction/ le mythe de Rome / la véritable histoire de Rome / une conclusion.

La fondation de Rome

Etre citoyen en France

Depuis la ______________ de 1789, les français sont des _________ .

Ils ont choisi la _____________ (un régime où les citoyens élisent leurs représentants) comme mode de gouvernement. Ils forment la _______________, unie par une même langue, une histoire commune, et des valeurs partagées, celles de la démocratie.

1) A l’aide de la vidéo et de tes connaissances, complète le tableau suivant :

2) Pourquoi la République française a t’elle des symboles ?

  1. Quels sont les 4 moyens d’obtenir la nationalité française ?
  2. Comment est-on Français par le droit du sol ?
  3. Comment est-on Français par le droit du sang ?
  4. Qui est concerné par la « naturalisation » ?

Document 1: la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

  1. Présente le document 1.
  2. Montre que l’égalité est un principe essentiel des droits de l’Homme.
  3. Quelles sont les limites de la liberté d’après la déclaration des droits de l’homme ?
  4. Quelles sont les libertés mises en avant par la DDHC ?

Document 2: extrait de la Constitution de 1958

  1. Présente le document
  2. Montre que l’égalité est un principe important de la République.
  3. Relève les 4 grands principes de la République. Explique au moins un de ces principes.
  4. Qu’est-ce que la « souveraineté populaire » ?

Trace écrite : Les principes de la République française

La République française obéit à des principes et des valeurs résumés dans la devise et proclamés lors de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et de la Constitution de 1958. Il y a 4 grands principes pour la France : la République est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Elle est une et indivisible, la république ne peut pas être séparée, la loi s’applique partout. Elle est laïque, l’État est neutre vis à vis de la religion et permet les croyances de tous. Elle est démocratique. C’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple, autrement dit la souveraineté nationale. Elle est sociale, doit permettre à tous des conditions de vie décentes.

Remets les définitions des droits dans la bonne case 

Droits attachés à la personne, à sa liberté et sûreté.

Ces droits permettent de mener une vie digne et autonome

Droits civiques ou fondamentaux des citoyens qui organisent la participation à la vie publique

Classe les différents droits politiques, sociaux et civils

Droit au divorce, Droit à l’éducation, Droit à la protection sociale, Droit de vote pour les hommes et femmes français à 18 ans, Droit de grève, Droit de réunion, Liberté d’expression, Droit à la propriété, Droit à l’image, Droit de manifestation, Droit de fonder un syndicat dans une entreprise, Se présenter aux élections, Egalité homme-femme dans les salaires, Respect de la vie privée, Droit de circuler dans l’Union Européenne

Etre citoyen ouvre des droits. Voter est un droit politique. Tous les citoyens sont électeurs et peuvent être élus à toutes les élections. Les hommes peuvent tous voter depuis 1848, les femmes depuis 1944, c’est le suffrage universel.

Voter est un droit mais aussi un devoir civique. Il est utilisé pour faire vivre la démocratie, permettre à tous de donner un avis sur les choix politiques de sa nation (son pays).

Les symboles de la République:

Comment obtenir la nationalité française