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Refonder la République, la démocratie (1944-1947)

Doc 4 p. 185

  1. Présente ce document. Qu’est-ce qu’un préambule ?
  2. Montre que le préambule de la Constitution de 1946 instaure de nouvelles conceptions de l’égalité.
  3. Quels nouveaux droits sont défendus par la nouvelle République? 
  1. Quand les femmes votent-elles pour la première fois ?
  2. Quand ont-elles obtenu le droit de vote ?
  3. Pour quelles raisons les femmes ont obtenu le droite de vote aussi tardivement ?
  4. Qu’est-ce qui a favorisé le droit de vote des femmes ?

Activité, pages 182-183

  1. Doc 1 : Quand et par qui le programme du CNR a-t-il été rédigé ?
  2. A l’aide du dossier et de la vidéo, complète le tableau suivant

Je rédige un article de presse. Journaliste, vous rédigez un article pour le journal Franc-Tireur issu de la Résistance française. Dans cet article, vous présenterez les réformes mises en place à la Libération et qui s’inspirent du programme du Conseil National de la Résistance.

Aide :

Les titres : doivent inciter à lire ; doivent être concis, accrocheurs, originaux.

Les intertitres : doivent ménager un circuit de lecture au lecteur.

Le chapeau : doit résumer brièvement l’essentiel de l’article.

L’attaque (début de l’article) : doit accrocher l’attention du lecteur, l’inciter à poursuivre.

La chute : (fin de l’article) moment de prendre congé du lecteur : touche finale d’émotion, d’humour, d’originalité ou ouverture de la réflexion

Ces cartes qui montrent l’Afrique plus petite qu’elle n’est

Un article de libération très intéressant sur notre représentation du Monde

Il n’existe pas de « carte juste » comme l’explique Vincent Capdepuy: « le véritable enjeu n’est pas de corriger « la » carte mais d’apprendre à lire toutes les cartes dans leur diversité comme autant de façons de penser le Monde ».

La carte Mercator très souvent utilisée représente le Groenland quasi aussi étendu que l’Afrique alors que le Groenland est quinze fois plus petit que l’Afrique

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/ces-cartes-qui-montrent-lafrique-plus-petite-quelle-nest-20250821_2IVMLSR6VJDSNNLHDJEKUXGY4Y/

Les différentes cartes évoquées par Vincent Capdepuy dans l’article. Une carte n’est « jamais neutre »

La projection de Mercator -1569

La projection Equal Earth de 2018

La projection Armadillo (1943)

La projection Jacques Bertin (1953)

La projection Ecker IV (1906)

La projection de Hao Xiaoguang (2002)

Le numéro de septembre 2024 de l’Histoire

Avec ses quelques 5 millions d’entrées en salle et ses innombrables rediffusions à la télévision, le film de René Clément Paris brûle-t-il ?, sorti en 1966, a ancré chez les Français un imaginaire de la Libération qui a fini par se confondre avec l’événement lui-même.

Le grand vainqueur politique de cette affaire, Charles de Gaulle, étant encore au pouvoir lors du tournage, se rejouaient les tensions avec les anciens résistants communistes.

Au-delà du mythe et pour son 80e anniversaire, les historiens reviennent, jour par jour, sur cette folle semaine où rien n’était joué d’avance.

Les Parisiens s’étaient insurgés, très mal armés, à leurs risques et périls. Quant aux Alliés américains, qui venaient à peine de se désengluer du bocage normand dans lequel ils se battaient depuis le Débarquement, ils comptaient contourner Paris pour foncer sur Berlin…

mensuel N°523 daté septembre 2024

Tout le sommaire à retrouver ici

La pauvreté continue d’augmenter en France

Libération, mercredi 15 novembre 2023

Par Anne-Sophie Lechevallier

Les inégalités se sont creusées en 2021, d’après les données de l’Insee, publiées mardi. Des chiffres qui risquent d’empirer : depuis, l’inflation est venue frapper de plein fouet les plus précaires. L’histoire du jour

L’accalmie aura été éphémère. L’explosion de la pauvreté, tant redoutée à l’arrivée la pandémie, n’a certes pas eu lieu, en grande partie grâce aux soutiens publics mis alors en place pour les plus précaires, telles que la majoration de l’allocation de rentrée scolaire ou l’aide exceptionnelle de solidarité. Mais sitôt ces dispositifs du arrêtés l’année suivante, le taux de pauvreté monétaire a de nouveau augmenté. Il est passé de 13,6% de la population en 2020 à 14,5% en 2021, selon les données encore provisoires de l’Insee. Malgré la fragilité des indicateurs pour l’année 2020, l’Insee souligne que «la France sort de l’épisode Covid en 2021 avec un taux de pauvreté supérieur à celui qu’elle avait quand elle y est entrée». Féminisation. Louis Maurin, le directeur de l’Observatoire des inégalités, incite à ne pas trop s’attarder sur ces variations: «Plus que les comparaisons d’une année à l’autre, qui font parfois du yoyo, il faut regarder sur une plus longue période. On observe alors une hausse du nombre de personnes pauvres, qui n’est pas seulement liée à la hausse de la population.» En effet, ces vingt-cinq dernières années, jamais autant de personnes résidant en logement ordinaire n’avaient vécu sous le seuil de pauvreté – défini à 60 % du revenu médian. Elles étaient 9,1 millions en 2021, 545 000 de plus qu’en 2017 et 1,5 million de plus que vingt ans plus tôt. C’est-à-dire, pour une personne seule, avec un revenu disponible mensuel inférieur à 1 158 euros. La moitié de ces personnes se situent bien en deçà de ce seuil, avec moins de 924 euros par mois. Des constats qui viennent corroborer les précédentes études, comme celle publiée aussi par l’Insee l’été dernier, pointant l’aggravation de la proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale vivant en logement ordinaire.

En regardant en détail les différents statuts d’activité, les statisticiens constatent une hausse marquée de la pauvreté parmi les chômeurs, déjà très précaires. Le taux de pauvreté dans cette population passe à 35,1 % en 2021, 1,9 point de plus que l’année précédente. «Ces évolutions interviennent dans un contexte [ ] de fin des mesures de prolongation des droits d’assurance chômage en milieu d’année», souligne l’Insee. Les familles nombreuses, avec au moins trois enfants, ont elles aussi subi une nette augmentation du taux de pauvreté, 4,8 points de plus pour atteindre 25,6 %. Ce serait notamment lié à l’arrêt des mesures de soutien Covid. La pauvreté parmi les familles monoparentales -le plus souvent des mères isolées- progresse également, avec un taux de 32,3 % en 2021. Comme celle des enfants, dont le taux passe de 19,3 % à 20,6 %. Des constats qui viennent en écho à ceux du Secours catholique qui, dans un rapport publié mardi, fait état d’une féminisation de la précarité. Effet retard. Dans le même temps, les inégalités de niveau de vie se sont creusées. Les 20% des personnes les plus aisées percevaient en 2021 une masse cumulée des niveaux de vie 4,5 fois plus importante que celle des 20% les plus pauvres. Ces derniers ont vu cette même année, leur niveau de vie reculer, comme ceux de la moitié la plus modeste de la population, en tenant compte de l’inflation. L’une des explications avancées par l’Insee tient à l’effet retard des revalorisations des prestations sociales, «alignées sur l’inflation observée l’année précédente», qui «ne suffisent pas à maintenir immédiatement leur pouvoir d’achat lorsque l’inflation augmente».

Or, en 2021, les prix n’avaient pas encore atteint les niveaux historiques qu’ils ont connus ces derniers mois, l’inflation n’étant cette année-là «que» de 1,6 %. Elle a été de 5,2 % en 2022 et sans doute autant cette année. Ce qui peut laisser penser que cet effet retard ne sera pas indolore sur la pauvreté. Anticiper la revalorisation des minima sociaux et des allocations au 1er janvier (au lieu du 1er avril) fait d’ailleurs partie des revendications des associations de solidarité réunies dans le collectif Alerte. Des banques alimentaires aux Restos du cœur, en passant par le Secours populaire, les structures ne cessent d’avertir sur ce qu’elles observent depuis des mois dans leurs points de distribution : une forte affluence et des publics de plus divers, à mesure que s’étend la crise alimentaire. Celle-ci a connu son pic en mars, avec une hausse des prix de l’alimentation de 15,9% sur un an, qui atteint particulièrement les plus modestes, pour qui ce poste a un poids plus important dans le budget que dans celui des autres ménages. Même si la Première ministre, Elisabeth Borne, assurait en septembre que «personne ne peut rester impassible devant la situation de femmes, d’hommes et d’enfants qui peinent à vivre dignement», les associations, par la voix du collectif Alerte, constatent, à l’occasion de la publication des statistiques de l’Insee, que «les politiques actuelles ne sont pas à même de contenir la hausse de la pauvreté en France». Et de citer la réforme de l’assurance chômage, la loi plein-emploi contenant la hausse de la pauvreté, ou le pacte des solidarités, jugé «très en deçà des attentes». ?

«La hausse du nombre de personnes pauvres n’est pas seulement liée à la hausse de la population.» Louis Maurin directeur de l’Observatoire des inégalités