Archives de catégorie : 5ème

Qu’est-ce que l’islam ? Par John Tolan, historien

L’islam est une religion. Une religion avec un texte sacré, le Coran, qui aurait été révélé au prophète Muhammad. De cette révélation, et des faits et dires du Prophète (réunis dans le corpus des hadiths ou traditions), découle une religion avec ses doctrines, ses rites, sa loi [charia], ses croyances. Mais dès qu’on y regarde de plus près, les choses se compliquent car des milliards de musulmans, depuis l’époque du Prophète jusqu’à la nôtre, ont des conceptions très différentes de l’islam. Il y a bien entendu la division entre sunnites et chiites, fondée sur des conflits surgis peu après la mort de Muhammad. Il y a une pluralité d’opinions de juristes, de théologiens, de mystiques et d’autres encore sur ce qui est l’essentiel dans les croyances et pratiques. L’islam vécu et pratiqué des premiers califes n’est pas le même que celui des jurisconsultes du Bagdad abbasside, des maîtres soufis de l’époque ottomane, des réformateurs du mouvement Nahda au XIXe siècle, des ayatollahs de la révolution iranienne ou des islamo-féministes du XXIe siècle. L’islam est une religion marquée par une grande diversité de pratiques et de croyances, une religion qui a essaimé sur un énorme territoire comprenant des centaines de langues et de cultures.

L’Islam est aussi une culture et une civilisation. En français, comme dans d’autres langues européennes, on distingue bien en général la religion (christianisme, bouddhisme, hin-douisme) des aires culturelles ou civilisationnelles (Occident, Byzance, Inde, etc.). Mais pour l’islam, un terme unique désigne à la fois une civilisation et une religion. L’islam en tant que religion est présent bien entendu en Inde, en Chine, en Afrique et en Occident : L’umma (communauté des croyants) est planétaire. En même temps, un grand nombre de membres de la civilisation de l’Islam ne sont pas musulmans mais chrétiens, zoroastriens, hindous, juifs, etc. Quand on parle d’art islamique, d’architecture islamique, de pensée ou de littérature islamique, on désigne des choses qui peuvent être sans lien direct avec la religion musulmane. En français il arrive que l’on distingue entre islam comme religion (avec i minuscule) et Islam comme civilisation (avec i majuscule) : distinction en théorie utile mais en pratique souvent problématique, tant les deux notions sont enchevêtrées. Je ne suivrai donc pas cette convention.

John Tolan, Nouvelle histoire de l’islam, VIIème-XXIème siècle, Tallandier, Paris, 2022, 336 p., pp. 11-12.

Version 1.0.0

La population mondiale et son évolution probable

En complément au cours de 5ème.

Grâce à cette carte, nous pouvons observer une actualisation récente de la population mondiale (en 2021). Nous pouvons appréhender les tendances mondiales à venir (l’évolution de la population: augmentation de la population et diminution).

Si cette carte est de qualité, on peut critiquer l’absence de nuance dans l’augmentation de la population (qui est soit forte soit très forte – il n’y a pas de pays représenté avec une faible augmentation).

Source: https://pierrickauger.wordpress.com/2024/09/21/la-population-mondiale-et-son-evolution-probable/

Iran-Israël: Une interview intéressante et une carte

Source: Le Monde

Bertrand Badie : « L’intérêt d’Israël est de prolonger ce conflit »

Le Nouvel Obs

https://www.nouvelobs.com/monde/20240418.OBS87265/bertrand-badie-l-interet-d-israel-est-de-prolonger-ce-conflit.html

Le 13 avril, l’Iran a pour la première fois frappé directement son grand ennemi historique, l’Etat hébreu, en lançant quelque 350 drones et missiles sur son territoire, presque tous interceptés. Une étape de plus dans l’engrenage au Moyen-Orient ? Analysé du géopoliticien Bertrand Badie.

Avez-vous été surpris par cette attaque, son timing, son mode d’opération, son ampleur ?

Bertrand Badie Nul ne pouvait être surpris car cette attaque avait été annoncée par plusieurs services de renseignement de manière extrêmement précise. Il fallait bien que l’Iran réagisse à l’attaque du 1 avril sur son ambassade à Damas. Ne pas le faire l’aurait totalement décrédibilisé dans l’espace moyen-oriental et au-delà. Tout cela était donc attendu. Ce qui est remarquable, presque inédit dans les chroniques contemporaines, c’est que cette attaque semble avoir été minutieusement calibrée pour donner l’effet le plus spectaculaire possible tout en minimisant le plus possible le risque de réaction violente de la part d’Israël.

Israël se targue d’une victoire défensive puisque la quasi-totalité des projectiles ont été interceptés. S’agit-il d’une faiblesse de la force de frappe iranienne, ou était-ce au contraire calculé dans l’optique d’une riposte proportionnée ?

On peut postuler que les responsables iraniens s’attendaient à ce que la plupart des drones et missiles soient arrêtés avant la frontière israélienne. Historiquement le principal souci de l’Iran est d’être reconnu comme une puissance régionale et un acteur incontournable. Il fallait que le régime des mollahs montre sa puissance et qu’il ne laisse pas impunie l’attaque du 1 avril sans toutefois créer trop de dégâts, ce qu’il ne pouvait ni n’avait intérêt à faire. Je ne pense donc pas qu’il y a eu un échec des Iraniens par rapport à leurs intentions. Par ailleurs, il ne faut pas dissocier les conflits : l’Iran ne se serait probablement pas lancé dans cette aventure sans le contexte de 34 000 morts déclarés à Gaza.

Israël a aussi mis en avant la coordination rapide et efficace de ses alliés, allant jusqu’à évoquer une « coalition ». Ces derniers peuvent-ils modérer l’ampleur de la contre-attaque promise par le gouvernement Netanyahou ?

L’Etat hébreu devait démontrer à sa population et au monde son invulnérabilité à un moment où, depuis le 7 octobre, beaucoup s’interrogent sur ses capacités de défense. Il fallait aussi apporter la preuve qu’il était moins isolé qu’on ne le disait et avait la capacité de mobiliser de puissants soutiens extérieurs. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou voulait aussi s’afficher comme maître du jeu. Alors même que les amis d’Israël se dissociaient des attaques sur Gaza, il a montré que cette distanciation était purement rhétorique, en forçant les réfractaires à s’aligner de nouveau sur ses positions. On a en même temps assisté à une sorte de transaction implicite : les Etats mobilisés pour défendre Israël ont probablement cherché à obtenir en échange la promesse qu’il n’irait pas plus loin dans l’escalade. Encore faut-il que cette promesse soit tenue, ce qui suggère la fragilité de tout ce jeu. C’est une constante dans la politique israélienne d’afficher d’abord sa puissance et une totale indépendance vis-à-vis des pressions extérieures.

Du côté américain, le soutien est toujours officiellement présenté comme intangible. Pourtant le premier réflexe de Joe Biden a été d’avertir Benyamin Netanyahou que les Etats-Unis n’interviendraient pas en appui d’une riposte contre l’Iran. Le dilemme semble profond…

La diplomatie américaine vit depuis le 7 octobre un véritable cauchemar. Au fil des années, les Etats-Unis avaient perdu un à un leurs alliés les plus précieux dans la région – de l’Iran en 1979 aux pays du Golfe en passant par la Turquie. Cette longue histoire a été considérablement accélérée par l’attaque du Hamas. Le président américain a dû se déplacer dans la zone et son secrétaire d’Etat s’y rendre six fois, à quoi s’ajoutent d’innombrables contacts avec les différents protagonistes. Pourtant, la superpuissance américaine continue à perdre la main sur les événements et reste en quête d’une victoire diplomatique au Moyen-Orient afin de relancer son crédit. Dans cet ultime épisode de l’attaque iranienne sur Israël, l’issue me semble pour le moins incertaine. L’opinion publique arabe ne manque pas de faire remarquer que le soutien absolu apporté par Washington à Tel-Aviv vient anéantir toute la prudence rhétorique nourrie ces derniers mois par la Maison-Blanche – et les messages de modération adressés au gouvernement israélien risquent de perdre en crédibilité. L’opinion publique américaine s’est dissociée très rapidement de ce soutien inconditionnel, notamment parmi la jeunesse et l’aile gauche du Parti démocrate, qui pourraient faire défection au jour de l’élection présidentielle. Les Etats-Unis ont certes réussi de façon conjoncturelle à retenir certains élans agressifs venant d’Israël, mais pour combien de temps ?

Quel intérêt Israël aurait-il à frapper plus fort dans ce conflit ?

L’intérêt d’Israël est de prolonger ce conflit, et ce pour trois raisons. La première est personnelle et propre à Benyamin Netanyahou : tant que cette guerre durera et s’amplifiera, le risque qu’il soit poursuivi devant la justice s’en trouve pratiquement réduit à néant. La deuxième raison est que son gouvernement, très minoritaire dans l’opinion publique israélienne, ne risque aucune remise en cause politique ou institutionnelle tant que cette guerre va durer. Enfin et surtout, cette volonté de ne rien céder aux adversaires d’Israël est aujourd’hui le seul point de rencontre entre le Premier ministre et sa population. La dénonciation de l’ennemi iranien et l’éradication du Hamas sont les deux piliers du consensus politique national. La crise politique joue donc en faveur de la persistance de cette attitude intransigeante.

L’aide immédiate apportée par la Jordanie à l’interception des drones et des missiles a été remarquée, de même que les appels à la désescalade formulés par la Turquie ou l’Arabie saoudite. Est-ce un signe qu’Israël est moins isolé dans la région qu’il ne semblait l’être ?

Les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît car la plupart des gouvernements de la région sont sur une ligne de crête. Ces dernières années, plusieurs leaders arabes ont été amenés à conclure une sorte d’agrément plus ou moins explicite avec l’Etat israélien, mais en subissant d’autre part une pression extrêmement forte de leurs opinions publiques. L’erreur, d’ailleurs classique dans les analyses en Europe, serait de tout traduire en termes d’alliances et de coalitions. La nouvelle diplomatie qui se développe au Sud, et particulièrement dans cette région, se caractérise au contraire par une fluidité et une instabilité des prises de position, renforcées par l’imprévisibilité des réactions de groupes non étatiques, et dictées par les conjonctures, voire les effets d’aubaine. Chacun agit en fonction de la situation et des intérêts immédiats. Dans la crise de la nuit du 13 au 14 avril, les Etats de la région avaient intérêt à montrer qu’ils ne souhaitaient pas qu’Israël soit durement frappé. Mais cela ne les engage en rien pour l’avenir, dès lors qu’ils pourraient être confrontés à des situations d’une autre nature – une déstabilisation de la Cisjordanie, ou encore des initiatives du Hezbollah ou des Houthis, souvent présentés sous l’étiquette trompeuse de « proxys » mais qui sont loin d’être de simples marionnettes de l’Iran.

L’iran affirme que, si le Conseil de Sécurité de l’ONU avait condamné le bombardement de l’ambassade à Damas, il n’aurait pas été contraint de réagir aussi brutalement. Est-ce une posture pour mettre la communauté internationale face à ses contradictions, ou une conséquence réelle de l’incapacité de l’ONU à faire respecter le droit international ?

Le régime iranien et beaucoup de gouvernements du « Sud global » mettent en évidence ces inégalités de traitement. L’attaque sur l’ambassade d’Iran à Damas a laissé pratiquement toutes les chancelleries silencieuses, quand celle du 13 avril a provoqué des réactions extrêmement vives parmi les puissances du Nord. Cette dissymétrie est devenue l’un des arguments les plus à même de structurer le « Sud global ». C’est la raison pour laquelle tous ceux qui s’en sentent victimes vont l’afficher de la manière la plus forte possible pour rallier des soutiens. Cela fait les affaires de Vladimir Poutine, renforce la prise de conscience du Sud par lui-même et l’oriente vers une stigmatisation du monde occidental.

Après l’agression de l’Ukraine par la Russie et celle de l’Arménie par l’Azerbaïdjan, est-on en train de revenir à une ère des conflits interétatiques qu’on pensait révolue ?

Ce serait une analyse trop simple. Ce que l’on n’a pas su analyser, ce sont les mutations profondes de la guerre. Le conflit russo-ukrainien est véritablement une guerre à l’ancienne : un Etat inquiet pour l’avenir de sa puissance entreprend de conquérir son voisin. Ce projet, mis en déroute, n’a d’ailleurs pas contribué à restaurer la puissance russe ! Mais la plupart des conflits actuels, souvent oubliés, ne sont pas interétatiques – que ce soit au Sahel, au Soudan, dans la corne de l’Afrique ou au Congo. Le conflit israélo-palestinien, lui, est aujourd’hui l’un des derniers conflits de décolonisation. Les nouvelles formes de conflictualité ne sont plus l’expression d’une simple rivalité de puissances, mais celle d’une décomposition des logiques socio-institutionnelles et des anciennes logiques de domination. Plutôt qu’un « retour des guerres mondiales », il faut davantage y voir l’échec du rééquilibrage mondial post-guerre froide et des modèles d’intégration internationale.

BIO EXPRESS

Bertrand Badie est politologue, professeur émérite à Sciences-Po Paris et spécialiste des relations internationales. Il a publié « Pour une approche subjective des relations internationales », en octobre dernier, aux éditions Odile Jacob

Seigneurs et paysans à la campagne

pages 54-55

  1. Document 1 : En utilisant aussi le doc 3, indique le changement qu’il s’est produit entre 900 et 1300.
  2. Document 2 : Comment la population évolue-t-elle entre 1000 et 1500 ?
  3. Document 2 : Que s’est-il passé pour la population vers 1400 ? Pourquoi ?
  4. Document 3 : Comment se réalisent les défrichements ?
  5. Document 4 : Que veut fonder cet abbé ? Quels sont les principaux bâtiments qu’il envisage ?

En savoir plus sur la Peste noire :

Questions

  1. Qu’est-ce que ce document ? De quand date-t-il ?
  2. Trace le parcours que tu dois effectuer pour te rendre à ton lieu d’hébergement
  3. Quels sont les bâtiments importants que tu vas rencontrer sur ton parcours dans la seigneurie ?
  4. Doc 2 : A quoi vois-tu que le seigneur commande les paysans sur ce dessin ? Que font les paysans ?
  5. Doc 2 : A partir du texte et du dessin, fais un petit schéma illustrant les différents pouvoir du seigneur
  1. Doc 1, Les paysans forment-ils la majorité de la population ? Justifie ta réponse.
  2. Doc 1, Qu’est-ce qu’un serf ?  Montre qu’il n’est pas libre.
  3. Doc 1, Qu’est-ce qu’un vilain ? Que doit-il faire pour le seigneur ?
  4. Doc 2 : Montre que les paysans sont soumis aux seigneurs.
  5. Doc 3: Je repère le travail des paysans (extrait d’un calendrier du Moyen-Age). Mets chaque numéro en face de la bonne image.

Réalise une trace écrite : Avec les réponses de l’activité, raconte la vie d’un paysan (Relation au seigneur, vie quotidienne).

  1. Intro : Quel est le rôle du seigneur dans la seigneurie ?
  2. Doc 1 : Comment s’appelle la cérémonie durant laquelle le noble devient chevalier ?
  3. Doc 2 : A l’aide du document 1, établissez la liste des armes et protections remises au chevalier lors de la cérémonie.
  4. Doc 3 : A quoi servent les tournois ?
  5. Doc 3 : Cite chaque loisir du seigneur en décrivant en quoi consistent chacun d’eux.

Je réalise une trace écrite : Avec les réponses de l’activité, raconte la vie d’un seigneur (rôle et loisirs).

Mise au point sur l’histoire de la Peste noire:

Les seigneurs au Moyen-Age:

Les paysans au Moyen-Age:

L’Eglise au Moyen-Age:

Histoire de la cité de Carcassonne:

L’énergie, l’eau: des ressources à ménager

Qu’est-ce que c’est ? Que voyez-vous ? Que comprenez-vous ?

  1. Doc 1A : Quelle est la part du Moyen Orient dans les réserves mondiales de pétrole ?
  2. Doc 1A : Quel pays détient les réserves les plus importantes ?
  3. Doc 1B : Que font les pays du Moyen Orient de leur production de pétrole ?
  4. Doc 4 : Où se situent les gisements de pétrole et de gaz au Moyen-Orient ?
  5. Quels sont les aménagements réalisés pour transporter ces hydrocarbures ?
  6. Vers quelles régions du monde le pétrole et le gaz sont-ils exportés ?
  7. Par quels passages stratégiques passent-ils ?
  8. Montre que le Moyen-Orient est une zone de tension et de guerre.
  9. Doc 2 et 3 : Montre que le pétrole a permis le développement économique et social du Moyen-Orient. Donne au moins 4 arguments.
  1. Doc 1 : Comment Dubaï utilise-t-elle son énergie et son eau ? Dans quel but économique ?
  2. Doc 2 : Grâce à quelles ressources, la Russie a pu s’enrichir et se développer ?
  3. Doc 2 : Quel problème cela va-t-il entrainer dans 25 ans ?
  4. A l’aide des documents et de vos réponses, pensez-vous que l’utilisation que nous faisons des ressources de la planète est toujours adaptée et équitable ? Justifiez votre réponse
  1. Que représentent les cercles ?
  2. Que représentent les couleurs ?
  3. Cite les trois espaces où la consommation d’énergie est très élevée ?
  4. Quelles sont les énergies les plus consommées ? Quel problème cela pose t’il ?
  5. Dans quel pays la part des énergies renouvelables est-elle la plus importante ?
  6. Fais un bilan qui explique : qui consomme le plus, ce qu’ils consomment en majorité et quel problème ça pose.

            Avec la croissance de la population mondiale, les besoins en énergie continueront à augmenter à l’avenir. De même, les énergies non renouvelables sont destinées à disparaître surtout qu’elles ont souvent de graves conséquences pour l’environnement. Les États cherchent donc à mettre en avant les énergies renouvelables pour réussir la transition énergétiques. A toi de découvrir de quoi il s’agit.

  1. Doc 1 : Qu’est ce qui montre sur l’image que Las Vegas se situe dans une zone aride ?
  2. Doc 1 : Quel aménagement a été réalisé pour capter l’eau afin d’alimenter Las Vegas ?
  3. Doc 2 : Combien de litres d’eau est consommé par personne à Las Vegas ?
  4. Doc 2 : Comment est acheminé l’eau jusqu’à Las Vegas ?
  5. Doc 2 :  Qui s’oppose à ce projet d’eau ? Pourquoi ?
  6. Doc 3 : Explique le climat de Las Vegas (températures, précipitations).
  7. Doc 4 et 5 :Explique à quoi sert l’eau de Las Vegas ?
  1. Combien de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde ?
  2. A quoi n’ont pas accès 2,6 milliards de personnes dans le monde
  3. Pourquoi l’eau est très demandée ?
  4. Combien d’eau peut être consommable sur Terre ? Comment appelle t’on cette eau ?
  5. Y a-t-il un risque de pénurie d’eau ? Justifie ta réponse.
  1. Nomme les régions ou les pays faisant face à des pénuries ou des stress hydriques en eau ?
  2. Nomme une région du monde en particulier l’accès à l’eau potable est-il difficile ?
  3. Relève les aménagements utilisés par l’Homme pour utiliser l’eau ?

Les usages de l’eau p. 216-217

  1. Doc 1 : Où l’eau est-elle captée ?Comment est-elle traitée ?
  2. Doc 1 : Montre que ce schéma est respectueux de l’environnement.
  3. Doc 2 : Quelle est l’évolution des prélèvements en eau ?
  4. Doc 2 : Quels sont les trois secteurs d’utilisation d’eau ? Quel secteur utilise le plus d’eau 
  5. Doc 4 : Relève où se situent les usages domestiques (consommation courante des habitants), les usages touristiques et agricoles.
  6. Doc 4 : Quelles sont les populations en concurrence pour accéder à une eau rare dans cette région ?

La pauvreté continue d’augmenter en France

Libération, mercredi 15 novembre 2023

Par Anne-Sophie Lechevallier

Les inégalités se sont creusées en 2021, d’après les données de l’Insee, publiées mardi. Des chiffres qui risquent d’empirer : depuis, l’inflation est venue frapper de plein fouet les plus précaires. L’histoire du jour

L’accalmie aura été éphémère. L’explosion de la pauvreté, tant redoutée à l’arrivée la pandémie, n’a certes pas eu lieu, en grande partie grâce aux soutiens publics mis alors en place pour les plus précaires, telles que la majoration de l’allocation de rentrée scolaire ou l’aide exceptionnelle de solidarité. Mais sitôt ces dispositifs du arrêtés l’année suivante, le taux de pauvreté monétaire a de nouveau augmenté. Il est passé de 13,6% de la population en 2020 à 14,5% en 2021, selon les données encore provisoires de l’Insee. Malgré la fragilité des indicateurs pour l’année 2020, l’Insee souligne que «la France sort de l’épisode Covid en 2021 avec un taux de pauvreté supérieur à celui qu’elle avait quand elle y est entrée». Féminisation. Louis Maurin, le directeur de l’Observatoire des inégalités, incite à ne pas trop s’attarder sur ces variations: «Plus que les comparaisons d’une année à l’autre, qui font parfois du yoyo, il faut regarder sur une plus longue période. On observe alors une hausse du nombre de personnes pauvres, qui n’est pas seulement liée à la hausse de la population.» En effet, ces vingt-cinq dernières années, jamais autant de personnes résidant en logement ordinaire n’avaient vécu sous le seuil de pauvreté – défini à 60 % du revenu médian. Elles étaient 9,1 millions en 2021, 545 000 de plus qu’en 2017 et 1,5 million de plus que vingt ans plus tôt. C’est-à-dire, pour une personne seule, avec un revenu disponible mensuel inférieur à 1 158 euros. La moitié de ces personnes se situent bien en deçà de ce seuil, avec moins de 924 euros par mois. Des constats qui viennent corroborer les précédentes études, comme celle publiée aussi par l’Insee l’été dernier, pointant l’aggravation de la proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale vivant en logement ordinaire.

En regardant en détail les différents statuts d’activité, les statisticiens constatent une hausse marquée de la pauvreté parmi les chômeurs, déjà très précaires. Le taux de pauvreté dans cette population passe à 35,1 % en 2021, 1,9 point de plus que l’année précédente. «Ces évolutions interviennent dans un contexte [ ] de fin des mesures de prolongation des droits d’assurance chômage en milieu d’année», souligne l’Insee. Les familles nombreuses, avec au moins trois enfants, ont elles aussi subi une nette augmentation du taux de pauvreté, 4,8 points de plus pour atteindre 25,6 %. Ce serait notamment lié à l’arrêt des mesures de soutien Covid. La pauvreté parmi les familles monoparentales -le plus souvent des mères isolées- progresse également, avec un taux de 32,3 % en 2021. Comme celle des enfants, dont le taux passe de 19,3 % à 20,6 %. Des constats qui viennent en écho à ceux du Secours catholique qui, dans un rapport publié mardi, fait état d’une féminisation de la précarité. Effet retard. Dans le même temps, les inégalités de niveau de vie se sont creusées. Les 20% des personnes les plus aisées percevaient en 2021 une masse cumulée des niveaux de vie 4,5 fois plus importante que celle des 20% les plus pauvres. Ces derniers ont vu cette même année, leur niveau de vie reculer, comme ceux de la moitié la plus modeste de la population, en tenant compte de l’inflation. L’une des explications avancées par l’Insee tient à l’effet retard des revalorisations des prestations sociales, «alignées sur l’inflation observée l’année précédente», qui «ne suffisent pas à maintenir immédiatement leur pouvoir d’achat lorsque l’inflation augmente».

Or, en 2021, les prix n’avaient pas encore atteint les niveaux historiques qu’ils ont connus ces derniers mois, l’inflation n’étant cette année-là «que» de 1,6 %. Elle a été de 5,2 % en 2022 et sans doute autant cette année. Ce qui peut laisser penser que cet effet retard ne sera pas indolore sur la pauvreté. Anticiper la revalorisation des minima sociaux et des allocations au 1er janvier (au lieu du 1er avril) fait d’ailleurs partie des revendications des associations de solidarité réunies dans le collectif Alerte. Des banques alimentaires aux Restos du cœur, en passant par le Secours populaire, les structures ne cessent d’avertir sur ce qu’elles observent depuis des mois dans leurs points de distribution : une forte affluence et des publics de plus divers, à mesure que s’étend la crise alimentaire. Celle-ci a connu son pic en mars, avec une hausse des prix de l’alimentation de 15,9% sur un an, qui atteint particulièrement les plus modestes, pour qui ce poste a un poids plus important dans le budget que dans celui des autres ménages. Même si la Première ministre, Elisabeth Borne, assurait en septembre que «personne ne peut rester impassible devant la situation de femmes, d’hommes et d’enfants qui peinent à vivre dignement», les associations, par la voix du collectif Alerte, constatent, à l’occasion de la publication des statistiques de l’Insee, que «les politiques actuelles ne sont pas à même de contenir la hausse de la pauvreté en France». Et de citer la réforme de l’assurance chômage, la loi plein-emploi contenant la hausse de la pauvreté, ou le pacte des solidarités, jugé «très en deçà des attentes». ?

«La hausse du nombre de personnes pauvres n’est pas seulement liée à la hausse de la population.» Louis Maurin directeur de l’Observatoire des inégalités

Faire une fiche de révision

Une fiche de révision permet de mémoriser, de retenir, apprendre les éléments importants du cours. On n’y écrit que l’essentiel. Il ne s’agit pas de recopier le cours intégralement mais d’organiser efficacement ses révisions.

Même si certains préfèrent la fameuse fiche bristol (qui est une feuille cartonnée, petit format), il est conseillé d’utiliser une feuille A4 au format paysage.

Le travail se déroule en deux étapes :

  1. La rédaction des fiches de révision (50% du travail)
  2. L’apprentissage, la mémorisation des fiches de révision (50% du travail)

Vous pouvez définir un plan de fiche. Cela permet d’aller plus vite en faisant toujours la même chose : par exemple un résumé des grandes idées du cours (plan du cours, grandes idées), les éléments essentiels (dates, cartes, croquis, schéma, vocabulaire, chiffres clés, personnages…). Vous pouvez organiser votre fiche sous forme de tirets, de tableau, de carte mentale, de blocs…

Il existe d’autres types de fiches de révision :

  • Le croque-note : il sert de résumé, de fiche de révision. Il mêle des dessins et des notes (mots clés). Proche de la carte mentale, il est plus libre. Il insiste plus sur l’aspect visuel, en utilisant des dessins, des cadres, des flèches, des symboles…

  • Le storytelling : Il permet de retranscrire un récit, et donc est utile en histoire pour retranscrire un récit chronologique, des évènements qui se succèdent et montrer l’enchaînement de causes/conséquences.

Mise au point sur l’histoire de la Peste

D’après les estimations récentes de certains historiens, la peste aurait tué jusqu’à 52 millions d’Européens au XIVème siècle, soit environ 2/3 de la population européenne d’alors. Par sa transmission animale, la peste bubonique serait à 70 % mortelle tandis que la version pulmonaire (transmise d’homme à homme) était inéluctablement fatale, parfois même en 24 heures. 

Le n°509-510 de juillet-août 2023 du magasine L’Histoire fait le point sur l’ « itinéraire de cette tueuse ».

Des « pestes » sont recensées dans l’Histoire depuis l’Antiquité. Pourtant ces pestes n’en étaient pas vraiment dans le sens où elle ne sont pas issues du bacille yersina pestis (découvert par Alexandre Yersin à la fin du XIXème siècle). Par exemple, la « peste antonine » de 166 cache en réalité d’autres maladies que la peste (plutôt une ancienne forme de variole). Cependant, les pestes du Moyen-Age furent interprétées selon les critères culturels établis à l’époque antique : maladie destructrice, venant de « l’étranger ».

Une première vague de peste sous le règne de Justinien, empereur Byzantin

Les historiens datent la première apparition de la peste version yersina pestis vers 541-542 dans le Delta du Nil. Les premières descriptions « classiques » de la peste apparaissent : bubons à l’aisne, aux aisselles, peste pulmonaire et surtout forte mortalité.

L’historien K. Harper va même jusqu’à prétendre que la force de la peste serait une des raisons de la chute de Rome. Harper, Comment l’empire romain s’est effondré.

Au Moyen-Age, la pandémie la plus mortelle de l’Histoire

La peste serait apparue en Asie centrale au début du XIVème siècle et aurait connu son « big bang », sa mutation en yersina pestis, dans la région de Kokonor, près du Tibet. En l’espace de quelques années, elle touche l’Europe, l’Asie et le Nord de l’Afrique.

En 1346, à Caffa, en Crimée, les Mongols font le siège de la ville tenue par les Génois. Touchés par cette maladie ravageuse, les armées du Khan envoient des cadavres infestés de peste sur les habitants de Caffa. Pris de terreur, les habitants s’enfuient en bateau et contaminent les villes de la Méditerranée. Ce récit, classique, presque trop parfait d’après Patrick Boucheron est à nuancer. D’autres sources, découvertes récemment, permettraient de faire l’hypothèse de l’arrivée de la peste en Europe par les échanges commerciaux Génois effectués à Tana (l’actuelle Azov en Ukraine). Toujours est-il que la maladie a touché l’Europe par les voies de communication liées au commerce. Certaines régions, telles que le Béarn ou l’Islande furent épargnées. Mais le bilan fut dramatique si bien que l’historien Ole Benedictow estime qu’elle fit plus de 52 millions de victimes, incluant dans son bilan les conséquences sociales catastrophiques qu’elle a induit : « lorsque plusieurs membres d’un même foyer tombent malades en même temps, que les adultes ne peuvent plus s’occuper des enfants ni rendre soin les uns des autres, cela entraine une surmortalité parmi les enfants de moins de 10 ans, même on infectés, faute de nourriture et de soins. De même, à un stade avancé de l’épidémie, le fonctionnement normal de la société locale s’effondre, notamment les échanges habituels de nourriture et de soins entre voisins ».

Le facteur environnemental a pu être important dans la diffusion de la peste d’après des chercheurs. En Europe, un changement climatique dans les années 1340-1350 a créé les conditions favorables à la propagation de la peste, autour d’hivers froids et d’étés humides. Mais attention, à ne pas se laisser entrainer par une grille de lecture un peu trop contemporaine liée à nos préoccupations autour du réchauffement climatique. Le facteur environnemental a certainement joué un rôle non négligeable, sans pour autant tout déterminer.

Fresque du XVème siècle, chapelle Saint-Sebastien en Savoie

Au niveau sanitaire, les médecins ont souvent été impuissants préconisant un linge devant la bouche, le nez, l’incision des bubons et leur cautérisation. La mise en quarantaine des navires de commerce est généralisée après sa réussite à Raguse en Croatie en 1377. Cependant, elles n’évitent pas toujours la contagion (Maseille en 1720).

La peste a eu des effets sur la culture, la façon de penser des populations. Elle entraine un mouvement religieux autour des flagellations (il faut expier ses pêchés). La peste a entrainé un isolement social des Hommes perdant des membres de leur famille, limitant leurs relations sociales. Dans l’iconographie, les danses macabres démontrent l’angoisse collective de la mort pouvant frapper n’importe qui. Parfois, la cause de la peste est déviée sur « l’hérétique », l’ennemi du Christ : les juifs subissent des pogroms, accusés d’empoisonner les puits.

Cependant, l’ordre social, l’Eglise ne sont pas réellement remis en cause par l’ampleur de la peste.

Le triomphe de la mort, Musée du Berry

« Une catastrophe économique ? » 

La peste a déstabilisé les structures économiques du Moyen-Age, par son ampleur. Les survivants ont ainsi réussi à améliorer leurs conditions de vie. Les ouvriers par exemple, moins nombreux après l’épidémie, demandaient plus. Cependant, très rapidement, les autorités reprennent le dessus et gèrent selon leurs intérêts. Edouard III, souverain anglais plafonne les salaires en 1349 en imposant le niveau des salaires d’avant la peste et les anciens prix, tout en interdisant l’aumône aux personnes capables de travailleurs. En France, Jean II le Bon impose lui aussi les prix et salaires, limite la mobilité ouvrière et s’en prend aux « fainéants ».

Finalement, les travailleurs ne sont pas sortis gagnant de la crise. L’inflation a rapidement joué sur la baisse réelle des salaires. Dès 1352, les salariés anglais avaient un moins bon niveau de vie qu’avant la peste. La Normandie étudiée par Guy Bois dans La crise du féodalisme, connait le même sort. Les autorités sont ressortis renforcées en mettant en place des politiques du travail limitant le coût de la main d’œuvre. Les pouvoirs lancèrent à partir de là une nouvelle période de croissance à partir de cette réorganisation de l’économie. Comme l’explique Gérard Noiriel, dans son ouvrage Histoire populaire de la France, le redressement économique post-peste entraine une exploitation renforcée des paysans par les pouvoirs seigneuriaux (voir article Jeanne D’arc, le Moyen-Age, les paysans)

La fin de la peste ?

Jusqu’aux XVIIIème-XIXème siècles, la peste tourne toujours en Europe. Mais les scientifiques parviennent à la comprendre. Le Français Alexandre Yersin découvre le bacille et travaille sur un vaccin contre cette maladie. Paul-Louis Simond découvre la transmission du rat à l’homme par la puce et a cette phrase : « ce jour-là, le 2 juin 1898, j’éprouvai une émotion inexprimable à la pensée que je venais de violer un secret qui angoissait l’Humanité depuis l’apparition de la peste dans le Monde ».

En Chine, en 1910, le docteur Wu Liande invente le masque pour combattre la peste pneumonique en Mantchourie qui se transmet alors par l’inhalation de gouttelettes (comme le COVID-21)

Aujourd’hui, il existe un vaccin contre la peste (dangereux pour ceux qui ont une forte concentration de fer dans le sang) et des antibiotiques, à condition de les administrer à temps car la peste pneumonique peut être mortelle en 24 heures, d’autant qu’elle touche des pays plutôt pauvre, ne disposant pas forcément d’un maillage de services de santé (Madagascar par exemple). Avec des réservoirs de contamination dans nombre d’espèces animales, « Il faut donc se résoudre à l’idée que l’homme continuera toujours de partager le monde avec Yersinia Pestis ».