Archives par étiquette : 3ème

Les espaces de faibles densités en France

  1. Qu’est-ce qu’un espace de faible densité ? Combien de Français habitent dans ces espaces ?
  2. Quels sont les différents types d’espaces de faible densité ?
  3. Comment appelle-t-on les nouveaux habitants des campagnes ?
  4. Quels sont les atouts des espaces à faible densité ?
  5. Qu’est-ce que le tourisme vert ?

L’interminable chasse aux nazis, un débat sur LCP, avec Johann CHAPOUTOT

Un excellent débat entre historiens, avec notamment les interventions très pertinentes de Johann CHAPOUTOT qui critique une utilisation parfois fallacieuse d’images dans les documentaires.

Pétain contre la France de l’apéro !

En faisant cours sur la Révolution Nationale comme chaque année avec mes élèves de 3ème, un détail de la traditionnelle affiche avec la maison-France m’a laissé pantois. En effet, dans la « fausse France » apparait aux côtés du communisme, des juifs, francs maçons et de la démocratie, … le pastis. Ce détail n’avait jamais attiré mon attention jusqu’alors. Pourquoi le pastis est-il ciblé comme raison du « délabrement national », (thème cher à l’extrême droite d’alors) ?

Petite réponse avec un article du Journal de Saône et Loire du 22 juin 2014.

Pétain contre la France de l’apéro !

Été 1940 : la France en lambeaux, on fait alors l’inventaire des maux qui, selon le Maréchal, ont conduit à la défaite. Parmi les premières lois de Vichy, figure l’interdiction du… pastis (23 août 1940) !

La « révolution nationale » se veut en effet l’antithèse de cette « France de l’apéro », celle du Front Populaire, celle des marcels et des congés payés où l’on sirotait un jaune au lieu de redresser la race ! L’affiche même de la « révolution nationale », celle de la maison France qui s’écroule, accuse nommément, aux côtés de la « juiverie », de la « franc-maçonnerie »… le « pastis » !

Circonstance aggravante, le pastis, contrairement aux autres « anisés » comme le Pernod, était interdit dans l’entre-deux-guerres, et ne fut légalisé qu’en 1938 par… Léon Blum.

« Encore un juif, si vous voyez c’que j’veux dire » chantait Gainsbourg !

« Revolution nationale : representation des grandes valeurs permettant a la France de tenir debout telles que le travail, la famille, la patrie, la discipline, l’ordre, le courage, l’ecole contrairement a la paresse, l’internationalisme, le communisme, l’antimilitarisme, la demogagie, le judaisme. Affiche de propagande pendant le gouvernement de Vichy. 1940-1942. Illustration de R. Vachet. Paris, musee des deux guerres mondiales ©Photo Josse/Leemage

Les espaces productifs en France

Questions sur le dossier p. 254-55

  1. Situez le Bordelais en France. Localisez et nommez deux vignobles du Bordelais. Montrez que le Bordelais est un espace agricole bien relié à la France et au Monde
  2. Doc 5 : Où les vins de Bordeaux sont-ils principalement exportés ?
  3. Doc 2 : Qui investit de plus en plus dans les vins de Bordeaux ? Pourquoi ?
  4. Classez dans un tableau les acteurs intervenant dans le système productif bordelais : les acteurs locaux, les acteurs étrangers.
  5. Montrez que le Bordelais développe le tourisme du vin.

Bilan

Questions 1 à 6 pages 256-257

  1. A quel type d’espace agricole le Bordelais appartient-il ?
  2. Montrez que le Bordelais est bien intégré à la mondialisation.
  3. Nommez d’autres régions de cultures spécialisées en France
  4. Où se situent les espaces de grande culture en France ?
  5. Montrez que les espaces agricoles français sont ouverts sur l’Europe et sur le monde.
  6. Localisez et nommez les régions d’élevage extensif.
  1. Que représente la Normandie dans la production automobile de la France ?
  2. Combien y-a-t ’il d’emplois dans le secteur automobile en Normandie ?

Questions :

  1. Doc 1 : Quelle firme transnationale s’est installée en Normandie ? Qu’y produit-elle ? Quels sont ses effectifs ?
  2. Doc 2 : Présente le document
  3. Doc 2 : Décris le paysage (les éléments généraux) de ce document.
  4. Doc 2 : Montre à partir du paysage que l’usine Renault Sandouville est intégrée à la mondialisation ?

Questions :

  1. Doc 1 : Décrivez la photographie
  2. Doc 1 : d’après la photographie et vos connaissances, quelles sont les activités présentes dans ce quartier ?
  3. Doc 2 : Identifiez l’activité et l’entreprise décrites dans ce document.
  4. Doc 2 : Pourquoi le contexte est-il favorable au développement de cette activité ?
  5. Doc 2 : Comment s’expliquent les choix de l’implantation des sites de cette entreprise
  6. Doc 3 : Expliquez pourquoi cet espace productif est très dynamique dans la mondialisation.
  7. J’analyse une carte : questions 4-5-6 p. 260-261

Les chiffres de l’automobile en Normandie

Le plus gros bateau-roulier du Havre

Rouen Normandy Autonomous Lab

La Métropole Rouen Normandie, le groupe Transdev, le Groupe Renault, le groupe Matmut partenaires du projet Rouen Normandy Autonomous Lab, expérimentent avec le soutien de la Région Normandie et la Banque des Territoires, le premier service de mobilité partagée et autonome à la demande sur routes ouvertes en Europe. Cette expérimentation sera ouverte au public au dernier trimestre 2018 avec quatre véhicules autonomes Renault ZOE 100% électriques auxquels s’ajoutera une navette autonome i-Cristal co développée par Transdev et Lohr.

Rapports d’espionnage sur le nazisme

Les Jeux olympiques de Berlin – 1936 – Ressources pédagogiques

Affiche officielle des Jeux de Berlin – 1936

Avant les Jeux Olympiques, alors que le CIO demande des garanties sur les non-discriminations dans l’Allemagne nazie, Carl Diem pour le Comité Olympique allemand affirme qu’aucune discrimination ne touchera les athlètes étrangers. A ceux qui prétendent qu’il n’était pas possible de deviner la Shoah, c’est certainement une réalité. Mais l’Allemagne était néanmoins déjà devenue un Etat raciste : boycott des commerces juifs en 1933, lois de Nuremberg en 1935. Impossible de nier cette réalité et les propos racistes, voire ultra-violents à l’encontre des juifs, des « nègres », l’enfermement des opposants politiques, les violences qu’ils subissent. Un avertissement clair est lancé entre les jeux d’hiver et les jeux de l’été 1936, l’Allemagne remilitarise la Rhénanie sans que cela ne suscite de réactions internationales. Comme le remarque Albert Speer, « quelques mois après la réussite de l’opération en Rhénanie, Hitler se montra satisfait de l’atmosphère harmonieuse qui entourait les Jeux olympiques et qui montrait que tout mécontentement international avait disparu. Il donna des instructions pour que les nombreuses personnalités étrangères présentes aient l’impression d’avoir devant elles une Allemagne éprise de paix » (Albert Speer, Au cœur du IIIème Reich, Fayard, Paris, p. 105).

C’est dans ce contexte que se tiennent les Jeux olympiques de Berlin, des jeux « défigurés ».  

Olympisme et accommodement de ses idées avec le régime national-socialiste allemand

Pierre de Coubertin

«  La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau » (Pierre de Coubertin, « Les assises philosophiques de l’olympisme moderne », message radiodiffusé de berlin, 4 août 1935)

Henri de Baillet-Latour

Le 6 novembre 1935, le président du CIO Baillet-Latour fait cette déclaration depuis Berlin :

« J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que l’entretien que j’ai eu avec le chancelier d’Allemagne ainsi que l’enquête à laquelle je me suis livré m’ont convaincu que rien ne s’oppose au maintien des Jeux de la Xième Olympiade à Berlin et à Garmish Partenkirchen. Les conditions requises ont été respectées par le Comité Olympique allemand. Les visiteurs et participants peuvent être assurés de trouver un accueil parfaitement cordial sans courir le risque de rencontrer quoi que ce soit d’offensant pour leurs principes ».

Ce même Baillet-Latour qui écrit à Brundage (président du comité olympique américain) le 31-10-1933 par rapport aux demandes d’annulation des JO de Berlin, dans les milieux juifs américains : « Personnellement, je n’aime ni les juifs ni leur influence (…) Je sais qu’ils ont l’habitude de pousser les hauts cris bien avant d’avoir des raisons valables de le faire ».

Des jeux « modernes »

« Les Jeux de Berlin furent les premiers Jeux vraiment modernes. Organisés avec tout l’apparat symbolique propre aux nazis, ils furent ceux qui en fixèrent le protocole presque définitif : lâcher de pigeons, flamme olympique avec son trajet depuis Olympie, défilés massifs, décompte officieux des médailles obtenues par les nations, etc. D’autre part, ils bénéficièrent de toutes les innovations technologiques qui par la suite transformeront les Jeux en un immense show publicitaire. Avec les Jeux de Berlin s’instaure pour la première fois le spectacle du monde qui se donne en spectacle »

JM Brohm, les Jeux Olympiques à Berlin, page 18

L’antisémitisme et le racisme des nazis aux travers des Jeux Olympiques et du sport

  • Le racisme antisémite

Bruno Malitz, idéologue nazi des sports écrit en 1933:

« Le sport et les exercices physiques créent des valeurs corporelles, spirituelles et intellectuelles. Le juif essaye de s’emparer de toutes les choses qui créent de la valeur parce qu’il anéantit et détruit. C’est ainsi qu’il aspirait aussi, pour le malheur du peuple allemand, à la direction du sport (…) le national-socialisme lutte contre la juiverie dissolvante et efféminée (…) Les dirigeants sportifs juifs et ceux qui sont contaminés par le judaïsme, les pacifistes et les réconciliateurs des peuples (…), n’ont pas de place dans la patrie allemande. Ils sont pire que le choléra, la tuberculose, la syphilis, pires que les hordes incendiaires des Kalmouks, pires que l’incendie, la famine, l’inondation, les grandes sécheresses, pires que les invasions de sauterelles, les gaz asphyxiants, pires que tout cela car ces éléments-là ne détruisent que des Allemands alors que les juifs anéantissent l’Allemagne même ».

  • La haine des noirs 

Le Völkischer Beobachter (L’Observateur populaire), journal du parti nazi, le 19-08-1932, lors des JO de Los Angeles :

« Les nègres n’ont rien à faire aux olympiades (…) On peut malheureusement constater de nos jours que des hommes libres doivent souvent disputer la palme de la victoire à des noirs esclaves, à des nègres. C’est une honte et un avilissement sans pareil de l’esprit olympique et les anciens Grecs se retourneraient sûrement dans leurs tombes s’ils savaient ce que les hommes modernes ont fait de leurs jeux nationaux sacrés. (…) Les prochains Jeux olympiques auront lieu en 1936 à Berlin. Nous espérons que les responsables savent quel est leur devoir. Les noirs doivent en être exclus. Nous l’escomptons ».

Campagne de Boycott des JO

L’Union des Athlètes Amateurs des Etats-Unis prend au début une position contre les JO de Berlin, en novembre 1933 :

« Si des athlètes juifs d’Allemagne n’étaient pas autorisés à se préparer à s’entrainer en vue des Jeux Olympiques à Berlin, voire à y participer, les athlètes des Etats-Unis n’y participeraient pas non plus ».

Un comité contre les JO de Berlin se met en place aux EU : personnalités sportives, politiques, du mouvement ouvrier -> fondation du Committee on Fair-play in sports. Ce mouvement devient international avec une conférence antifasciste internationale à Paris en décembre 1935.

Le mouvement ouvrier international (socialiste-communiste) se mobilise notamment après le VIIème congrès de l’Internationale communiste et sa tactique des fronts populaires. Le Congrès de la Fédération internationale des organisations sportives et ouvrières appellent à boycotter les JO de Berlin mais aussi ceux de Tokyo de 1940 : « le Japon actuel, tout comme l’Allemagne fasciste, n’est pas un lieu approprié pour la prochaine olympiade. Le Japon est en ce moment un foyer de guerre en Extrême Orient et il menace la paix mondiale. »  (7-8 mars 1936, réunion à Prague)

Une contre olympiade est organisée à Barcelone.

« Les JO de Berlin ont le but de propager l’esprit du national-socialisme, de l’esclavage, de la guerre et de la haine raciale. L’olympiade populaire de Barcelone, au contraire, veut défendre le véritable esprit olympique qui reconnait l’égalité des races et des peuples et estime que la paix est la meilleure garantie pour l’éducation saine des sportifs et de la jeunesse de toutes les nations ».

Humanité 12-05-1936, « Déclaration du comité d’organisation de l’olympiade populaire de Barcelone ».

Judith Deutsch, une sportive nageuse autrichienne juive renonce aux JO de Berlin :

 «  Messieurs, je vous prie d’excuser mon abstention pour les raisons suivantes : je maintiens ce que j’ai déjà déclaré à l’occasion du serment exigé de moi pour l’entrainement olympique. Je ne peux pas participer en tant que juive aux Jeux olympiques parce que ma conscience me l’interdit. Je déclare que j’ai pris cette décision en toute liberté et indépendance. Vous voudrez bien, je vous prie, vous rendre compte à quel point cette décision est grave pour moi parce que j’ai pleinement conscience que je renonce ainsi à la plus haute distinction sportive, celle d’avoir le droit de concourir aux Jeux olympiques dans l’équipe autrichienne »

Judith Deutsch, lettre du 11 juillet 1936 adressée au comité olympique autrichien.

Le débat sur le Boycott en France

En France, le front populaire est hésitant sur l’attitude à tenir. Un débat a lieu :

Le député communiste Florimond Bonte, le 9 juillet 1936, lance l’idée de Boycott et de favoriser l’olympiade populaire de Barcelone :

«  Aller à Berlin, c’est accepter une sorte de complicité avec les bourreaux, c’est river les fers aux pieds des victimes, et c’est couvrir leurs plaintes que de chanter en chœur avec un Hitler l’hymne à la gloire du sport (…) Le sport national-socialiste considère la guerre comme une étape nécessaire au progrès de l’humanité, comme la mère de toutes choses. Il déifie l’esprit belliqueux et cultive le chauvinisme (…) Le sport nazi est devenu un facteur important dans le plan de guerre de l’état-major allemand. C’est pourquoi, tous ceux qui voient dans le sport un facteur de civilisation, d’entente entre les peuples, ne peuvent que regretter que les Jeux olympiques aient lieu à Berlin, où les sportifs seront attelés au char de l’impérialisme hitlérien (…) Des Jeux tenus sous le protectorat d’Adolf Hitler ne peuvent servir la cause de la paix. Ils ne peuvent être qu’une grandiose manifestation servant de paravent aux préparatifs guerriers, méthodiques et minutieux, de l’Allemagne national-socialiste ».

C’est un député de droite François Pietri qui répond, membre du comité international olympique : « il importe de savoir que ce n’est pas l’Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques ; c’est le comité international olympique, et Mr Bonte a rappelé lui-même que ce Comité était une institution d’origine essentiellement française. Il a été créé vers 1896 par un grand Français, le baron Pierre de Coubertin (…) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats ? En aucune façon. Il invite directement, par l’entremise des comités olympiques nationaux, les fédérations sportives de tous les pays. Elles ont toutes, et partout, accepté cette invitation et je ne sache pas, tout de même, que la France soit le seul pays du monde qui puisse se flatter d’être un pays libre. (…) Le CIO a mis, en quelque sorte, l’Allemagne en demeure de dire si elle entendait ou non respecter, à cet égard, le serment olympique. Et voici ce qui a été répondu et dont l’exactitude s’est trouvée vérifiée : le Reich prend l’engagement formel d’enrôler dans propre équipe les Allemands non aryens que leurs performances imposent aux chois des sélectionneurs et de donner à ces athlètes toutes les possibilités d’entrainement (…) d’ailleurs, le pourcentage actuel des athlètes israélites dans les équipes allemandes représente un peu plus que ce qu’il y a été il y a quatre ans, à Los Angeles (…) Croyez-vous par exemple, qu’aux Etats-Unis les Noirs, que nous considérons, nous comme nos égaux, soient si facilement accueillis dans les clubs sportifs ? (…) Il n’est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes Français d’aller participer à cette grande compétition internationale uniquement parce que le régime intérieur ou les idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection ».

Les crédits olympiques sont votés par 521 voix contre 1 (Pierre Mendès France). Les 72 députés communistes, ne voulant pas s’opposer au gouvernement Blum refusent de participer au vote.

L’art contre les JO de Berlin

Le 1er août 1936, une exposition d’art antifasciste est lancée à Amsterdam sur le thème : L’Olympiade sous la dictature :

L’organisation des JO de Berlin – 1936

Hitler lui-même planifie la construction du nouveau stade de Berlin de 100.000 places pour accueillir les compétitions : il donne lui-même à ce stade le titre de « Olympia-Stadion ».

« Le stade doit être construit par le Reich, c’est une tâche du Reich. Quand on a invité le monde entier, il faut construire quelque chose de beau et de grandiose (…) et quand on a 4 millions de chômeurs, il faut leur donner du travail ; quelques millions de plus ne jouent alors aucun rôle ».

Le Olympian-Stadium, pouvant accueillir jusqu’à 100.000 personnes

  • L’importance des JO pour les nazis

Goebbels, en 1934, ministre de la propagande et responsable du comité de propagande de l’Olympiade estime que les JO doivent donner une image positive de l’Allemagne. Dans une brochure, le comité de propagande de l’Olympiade définit ces objectifs :

«  La publicité olympique a plusieurs tâches spécifiques (…) Nous connaissons tous l’importance des Jeux olympiques en tant que facteur économique et moyuen de fournir du travail, mais aussi parce qu’un grand nombre d’étrangers se rendront en Allemagne à l’occasion des Jeux. (…) Mais il n’y a pas que l’effet économique, car les Jeux sont aussi l’occasion d’une publicité politique extérieure. Nous pouvons en effet montrer à l’étranger comment se passent réellement les choses chez nous. (…) C’est pourquoi, une publicité olympique correctement conçue sert non seulement nos intérêts économiques, mais aussi nos objectifs politiques nationaux ».

  • Les nazis créent des symboles « olympico-nazis originaux » (JM Brohm)

Cloche des JO, « j’appelle la jeunesse du Monde » qui a été portée dans toute l’Allemagne, escortée par des SS.

« Une innovation importante fut l’œuvre de Carl Diem. Celui-ci, pétri d’hellénisme, imagina un relais de la torche olympique allant de l’antique Olympie au stade olympique de Berlin. L’avantage idéologique conscient ou non était évident. D’une part, le relais de la flamme olympique symbolisait la continuité des jeux antiques et des jeux modernes et l’Allemagne nouvelle en était à présent la dépositaire. D’autre part, il indiquait clairement les racines « aryennes » du peuple allemand qui, en tant que « kultur-volk » (peuple civilisé) ne pouvait que se reconnaitre dans les luttes viriles de l’Antiquité. Enfin, l’usage du feu, symbole dont les connotations fascistes sont très fortes, ajouta au pouvoir attractif de la fête olympique. (…) Sur près de 3.075 kilomètres la flamme olympique fut ensuite transmise de la main à la main par 3.300 athlètes, chaque relais durant environ 5 minutes ».  (JM Brohm, Les Jeux Olympiques à Berlin 1936, p. 131-132)

Richard Strauss est utilisé par le Reich et Hitler pour composer l’hymne olympique. Signe de compromission avec les nazis, il estimera nécessaire de faire auditionner son hymne auprès de Hitler en personne.

  • Une anecdote autour de Hitler et Jesse Owens

« La série des victoires remportées par l’étonnant coureur noir américain, Jesse Owens, le mit de fort méchante humeur. Des hommes dont les ancêtres vivaient encore dans la jungle, avaient, prétendait-il en haussant les épaules, sur les Blancs civilisés la supériorité athlétique du primitif ; ils étaient des concurrents à part et, en conséquence, ils devaient à l’avenir être exclus des Jeux et de toutes les compétitions sportives ». Albert Speer, Au cœur du IIIème Reich, Fayard, Paris, p. 105.

  • Les nazis masquent leur racisme et antisémitisme

La direction des SA, le 22 juillet 1936 :

« Notre tâche est de convaincre tous les étrangers que la paix, l’ordre et la sécurité règnent en Allemagne et que le peuple allemand souhaite la paix de tout cœur. La présente olympiade est une occasion unique d’en faire la démonstration aux yeux du monde entier. De presque tous les Etats du monde des sportifs ou des spectateurs vont venir ici et à leur retour ils rendront compte de ce qu’ils auront vu en Allemagne (…). Nous voulons, au cours de ces semaines olympiques, prouver aux étrangers qu’il est mensonger d’affirmer qu’il y a des persécutions contre les juifs en Allemagne (…) C’est pourquoi les chants de lutte de l’époque antérieure à la prise de pouvoir ne devront pas être chantés car ils pourraient éveiller à cet égard de fausses impressions ».

  • Pas pour bien longtemps

Congrès de Nuremberg, dit de « l’Honneur », 8 au 14 septembre 1936

Dès septembre 1936, le NSDAP tient son 8ème Congrès : les propos racistes sont nombreux sur le « judéo-bolchévisme », la « juiverie mondiale », les « soviet-juden », les « impérialistes judaïques ».

« L’Allemand a toujours été un bon soldat. Il se peut que des temps sérieux arrivent. Jamais vous ne serez lâches, car nous savons que le royaume des cieux n’est jamais conquis par des moitiés d’hommes. Aucun lâche ne conserve la liberté et l’avenir n’appartient qu’au courage. Vous deviendrez une génération plus saine, durcie à l’air pur et forte dans son caractère (…). Les Juifs de Moscou voudraient introduire la catastrophe espagnole en Allemagne. Que deviendrait l’Allemagne si la désastreuse gestion économique du judaïsme bolchevique y sévissait ? (…) Nous avons aussi combattu le bolchevisme parce que nous ne voulons pas que notre peuple soit conduit à l’abattoir pour des buts impérialistes judaïques (…) Je ne nie pas les sympathies qui m’unissent à ceux qui combattent le communisme, car le national-socialisme veut l’anéantissement du communisme ».

Hitler, cité dans Le Journal, 15/09/1936.

Cérémonie d’Ouverture des Jeux de Berlin, recolorisée

Documentaire Dans les secrets des JO de Berlin 1936

Documentaire: Nous les Ouvriers – en replay sur France 2

France 2 consacre mardi une soirée au monde ouvrier avec notamment la diffusion à 21h10 de ce film qui revient sur les sacrifices des ouvriers, bras armés de l’industrialisation française.

« Si on te met à la retraite à 50 ans, ce n’est pas pour te faire plaisir. C’est parce que tu es foutu. » Les mots (et maux) d’Aimable Patin, mineur pendant près de trente ans, racontent une vie de labeur. Les heures passées à l’ouvrage, à trimer, ont peu à peu détruit les corps. Ces vies sont racontées avec finesse dans le documentaire Nous les ouvriers, réalisé par Fabien Béziat et Hugues Nancy. Diffusé mardi 10 octobre sur France 2, le film revient, à grand renfort d’images d’archives, sur le rôle majeur de ces travailleurs, au prix de grands sacrifices, depuis les débuts de l’industrialisation.

Ces hommes et femmes évoquent leurs luttes, leurs espérances et leurs conditions de travail. Ils plongent les téléspectateurs dans un univers souvent invisibilisé, même si les silhouettes d’ouvriers ont été les premières à être immortalisées en 1895 par les caméras des frères Lumière, inventeurs du cinématographe.

Des chiffres qui restent effrayants

Mines, usines de textile, sites de sidérurgie ou chaînes de production automobiles… Quels que soient les secteurs dans lesquels évoluent les ouvriers, ces derniers sont exposés aux charges lourdes, aux poussières et autres produits chimiques. Christian Corouge, aujourd’hui retraité, était chargé de la « garniture », nom donné à la pose de revêtements en tissus à l’intérieur des voitures Peugeot dans l’usine de Sochaux (Doubs). Pour lui, le terme « pénibilité » n’est pas un vain mot. « Avec la garniture, les médecins du travail disaient : ‘Au bout de six ans, tu auras une articulation usée.’ Quand tu y restes 25 ans, ce n’est plus de l’usure. Tu vis avec les restes », confie l’ex-ouvrier dans le film. « Quand un mineur arrive à 55 ans, c’est que c’est un robuste », poursuit Aimable Patin. 

Les difficultés liées aux conditions de travail ne s’arrêtent pas aux portes des usines. Elles entrent dans les foyers et ont une incidence sur la vie quotidienne, comme l’explique Christian Corouge. « Moi, c’était surtout le mal de mains (…) J’ai encore des douleurs infectes la nuit. »

« C’est presque de l’humiliation de me dire que mes conditions de travail arrivent à influer sur ma vie sexuelle, ma vie sentimentale, ma vie avec mes enfants. »Christian Corouge, ancien ouvrier chez Peugeot

dans le documentaire « Nous les ouvriers »

Surtout, la fréquence des accidents du travail qui endeuillent le monde ouvrier interpelle. Aujourd’hui encore, en France, près de deux personnes meurent chaque jour en moyenne à cause d’un accident professionnel, selon l’Assurance-maladie. Une campagne de prévention des accidents du travail a été lancée le 25 septembre pour alerter l’opinion publique.

Le documentaire Nous les ouvriers, réalisé par Fabien Béziat et Hugues Nancy est diffusé mardi 10 octobre sur France 2 à 21h10 et sur la plateforme france.tv. 

Extraits:

A revoir un replay ICI

Vivre et mourir dans les tranchées, Témoignages de soldats

Ces témoignages sont issus du très riche et intéressant ouvrage de Rémy CAZALS et André LOEZ, 14-18, Vivre et Mourir dans les tranchées.

Durant la Première Guerre Mondiale, l’ensemble des hommes du pays part à la guerre : de 20 à 48 ans.

  • Pour les combattants, la guerre est une découverte et souvent une désillusion :

« Je ne pensais pas que la guerre se déroulait ainsi : je pensais qu’il s’agissait d’attaques à la baïonnette, mais en réalité nous étions dans les tranchées où nous étions tués par des obus qui arrivaient on ne sait où » (Louis Deville)

« c’était non pas la guerre de rase campagne et de corps à corps comme je le rêvais, mais la pénible et déprimante vie des tranchées, trous de taupes, remplis d’eau et de boue ; où la mort invisible, à chaque moment, pouvait nous surprendre ». (André Mestrallet)

  • Le « baptême du feu » (le premier combat) est un moment de grande intensité :

« Un à un, les blessés refluent vers l’arrière, quelques-uns s’appuyant sur un camarade moins touché. Partout des morts. J’avoue que j’ai la chair de poule et que je frissonne. J’aperçois non loin de moi un petit soldat rampant vers un arbre. Il arrive, s’allonge, épaule son fusil. Il n’a pas le temps de lâcher son coup. Il se retourne les bras en croix, pousse un « arrrr » rauque puis reste inanimé. Il a été foudroyé. Il me semble qu’on me déchire le ventre. Mon cœur bat très vite et très fort. Je l’entends dans mes tempes. Je suis en sueur ».

(Ivan Cassagnau)

  • Les combats meurtriers, l’exemple des soldats du Béarn

Les premiers moins de la guerre sont les plus meurtriers : « Pour le 18ème régiment d’infanterie de Pau, le mois de septembre 1914 a été le plus destructeur de toute la guerre avec 577 tués. Il a eu 1027 tués en août, septembre et octobre 1914 soit en trois mois 32 % du total des tués du régiment pendant toute la guerre ».

  • Les survivants sont démoralisés

« Ici, le moral des anciens est très, très mauvais. Ils commencent à en avoir assez de la tranchée et de se battre sans avancer : le paysan pense à sa vache qui est mieux couchée que lui » (Charles Gaillard).

  • « Bleus » (nouveaux soldats) et anciens

« Surpris et n’y comprenant rien, je me suis laissé choir en plein dans la boue ; et je reste là plus mort que vif ; j’ai juste le temps de déboutonner mon pantalon. Un peu plus tout partait dedans. Alors le capitaine, qui s’est planqué aussi, mais moins brutalement que moi, me regarde et me dit – Eh bien ! quoi, ça ne va pas ? Tu n’es pas habitué à ce genre de sport, le plat-ventre sans douleur, mais ce n’est rien cette fois, une dizaine d’obus au plus et des petits. Tu t’y feras. Allons, ne t’émotionne pas pour si peu, ce n’est qu’une habitude à prendre. Je me relève, les obus n’arrivant plus, et je lui fais mes excuses d’avoir été obligé de… faire devant lui ». (Albert Jamet, témoignage sur une rafale d’obus qui éclate autour de son groupe).

  • La boue : morceaux choisis

« Nous ne sommes plus des hommes mais des paquets de boue » Jules Puech

« Si je divisais en périodes ma vie de campagne, je donnerais à cette dernière période le nom d’ « ère de boue ». Il pleuvait souvent. Sur ce sol imperméable et très faiblement ondulé, l’eau ne pouvait ni s’infiltrer ni s’écouler. Nos tranchées lui servaient de canaux. Après chaque averse nous vidions notre eau. En face, les Allemands vidaient la leur, ce qui nous consolait un peu. Les parois des tranchées s’éboulaient. Il fallait constamment consolider, déblayer, boiser, planchéier, creuser à nouveau. Ces travaux incessants épuisaient nos hommes. L’argile collait à leurs bêches, engluait leurs mains (…) Nos vêtements demeuraient trempés pendant de longues journées. » Marc Bloch

  • Deux tiers des morts proviennent de l’artillerie

«  Au bruit assourdissant des éclatements secs, sourds, stridents, et que l’écho a prolongé de tous côté, se mêlent les sifflements et les tapements des balles, le souffle des obus qui passent : des rugissements et des miaulements, très exactement, et des halètements de locomotives lancées à toute vitesse ». Henri Barbusse

«  Notre artillerie est toujours très active et, si chaque obus, il y aurait du bon, car ils ne les économisent pas, c’est des milliers chaque jour qu’ils tirent de derrière nous, alors les obus se croisent sur nos têtes, car les Boches leur répondent et l’on croirait entendre des sirènes enrouées passant à chaque instant, et quand ils éclatent, surtout les grosses marmites allemandes que nous entendons de plus près, l’on dirait un gros molosse aboyant et, au lieu de faire poum font oiou ». Louis Chirossel

  • Les effets du gaz

« Soudain, mes yeux picotent : les gaz. Des hommes s’arrêtent, tombent, éternuent, vomissent. Ma cagoule est impraticable, je n’ai qu’une paire de lorgnettes, la sueur les embue, je marche dans un brouillard, poussant et bousculant les hommes, sur la bouche un ligne mouillé d’eau pur, et comme des légères nausées ». Abel Ferry

« Ils sont en général cyanosés, quelques-uns par contre sont pâles, ils halètent, parlent simplement pour demander de l’air, pour réclamer qu’on leur enlève leur capote qui a le « goût des gaz » (effectivement, on sent très nettement le chlore). Tous se plaignent d’une sensation de brûlure au niveau des bronches ou au niveau de l’estomac, les uns sont très agités, ne trouvant pas de place où ils soient bien, le plus grand nombre est prostré ». Médecin Faler

  • Partir à l’assault

« Ces deux minutes, chers parents, compteront parmi les plus angoissantes que j’aurai vécues dans ma vie. Le lieutenant siffle. On crie « En Avant ! » On court vers les tranchées allemandes qui sont proches, si bien que la fusillade n’arrête pas les Français. Je tombe littéralement exténué. Heureusement, aucun Boche ne se trouve là sans quoi je n’aurais pas eu la force de le tuer ». Henri Despeyrières

« Quel marmitage ! On se demande comment il peut revenir des hommes d’un pareil enfer. Les fusées se succédaient sans interruption, blanches, vertes, rouges, et les canons faisaient rage, des pièces innombrables faisaient feu de partout. (…) Tout le terrain embrassé par le coup d’œil est littéralement labouré par les obus, les arbres se dressent au loin, sans branches, sinistres comme des poteaux télégraphiques » (Marcel Papillon)

  • Dormir malgré les combats

« Le marmitage continue, nous plaçons nos guetteurs, nous nous tassons dans le fond du boyau parmi les blessés et les morts, les uns contre les autres, nous serrant pour nous réchauffer et nous attendons. Malgré le froid, malgré les plaintes des blessés, leurs appels, malgré les rafales des obus qui fusent au dessus de nos têtes, malgré la pluie de boue, de terre et de pierre que nous recevons après chaque explosion, malgré le hideux contact des morts, malgré la faim qui nous tenaille, nous dormons. Oui nous dormons, tant est grande notre fatigue ». Joseph Colson

  • Correspondance avec l’arrière

Un enfant dit à son père de lui ramener un casque allemand : « il faut réfléchir que les Prussiens sont comme nous. Vois-tu qu’un garçon prussien écrive à son père la même chose que toi et qu’il lui demande un képi de Français, et si ce papa prussien rapportait un képi de Français à son petit garçon et que ce képi fût celui de ton papa ? Qu’est-ce que tu en penses ? Tu conserveras ma lettre et tu la liras plus tard quand tu seras grand. Tu comprendras mieux ». Martin Vaillagou

  • La permission : un moment de « paix »

« A la garde, nombre de permissionnaires sont en retard et d’humeur mélancolique. Au départ des trains de permissionnaires, ça va mal. On chante l’Internationale dans quelques wagons. Et beaucoup ont les larmes aux yeux et sont pensifs. En gare de Meaux, des trains de permissionnaires se croisent, on crie, on murmure. Des chants révolutionnaires se font entendre dans quelques trains. Des officiers qui essaient d’apaiser les hommes sont insultés. » Albert Jamet

  • Retour sur ses opinions

« Quelle boucherie encore on va voir ! C’est bien fait pour moi et je n’ai pas le droit de me plaindre : je suis l’un des nombreux imbéciles qui ont poussé le chauvinisme jusqu’à souhaiter la guerre. Et bien, je suis servi ».  Lucien Laby

  • Des traumatismes psychiques

« il y en a un du 305è qui, un jour, monta sur la tranchée, malgré ses chefs et ses camarades ; un sergent l’abattit comme déserteur, il était sans doute atteint de folie. Un autre, la veille qu’on relève, s’en alla jusqu’aux tranchées allemandes, déchargea son fusil et le magasin sur les sentinelles ennemies, puis s’en revint tranquillement et sans se presser ; il s’assit sur le bord de notre tranchée, mais au moment de sauter dedans il reçut une balle à la tête et fut tué sur le coup ; il avait fait cet exploit sous l’emprise de la folie » (Léon Vuillermoz)

« il existe de certains coins malheureux où les hommes sont blessés et tués. Leurs camarades ne peuvent les enlever ni fuir. Alors on voit des choses terrifiantes, des blessés qui subitement deviennent fous. J’en ai vu un qui se tenait debout dans la tranchée inconscient de tout danger, il regardait des fleurs écloses sur le parapet : petits coquelicots fleuris… coquelicots fleuris ! disait-il. On en a vu un autre à demi enseveli rire aux éclats en appelant papa… maman… Pourquoi dis-je toutes ces choses ? En y pensant, je deviens un peu fou moi aussi ». Henri Despeyrières

  • Les mutineries de 1917

« Le lendemain soir à sept heures, on nous rassembla pour le départ aux tranchées. De bruyantes manifestations se produisirent, cris, chants, hurlements, coups de siffle ; bien entendu l’Internationale retentit ; si les officiers avaient fait un geste, dit un mot contre ce chahut, je crois sincèrement qu’ils auraient été massacrés sans pitié tant l’exaltation était grande » Louis Barthas

« Les soussignés sous officiers, caporaux et soldats vous prient de soumettre au colonel du 298è régiment d’Infanterie leur intention bien déterminée de ne plus retourner aux tranchées (…) la continuation de la guerre qui a déjà fait verser le sang de millions de victimes n’est plus qu’une duperie, sans aucun profit pour la France et encore moins pour ceux qui la font réellement (…) nous espérons par notre attitude qui n’est pas isolée amener nos gouvernants pendant qu’il en est temps encore à une paix honorable ». (pétition de 1.000 soldats du 298è RI)

  • Fin de la guerre et retour du soldat

« Du haut d’une colline, dans la forêt de Zinn, j’aperçus enfin Saint-Ulrich, que j’avais quitté en 1913, voila près de cinq ans et demi. Les larmes me montèrent soudain aux yeux. Je me mis à courir à toute allure pour arriver à la maison. J’étais étonné de voir au passage comme les jeunes du village avaient grandi durant tout ce temps ! J’étais fou de joie de revoir ma mère. On se serra fort dans les bras l’un de l’autre, au bord des larmes, sans pouvoir dire un mot ». Dominique Richert

Méthode: Le développement construit

Définition : C’est rédiger un texte organisé et structuré qui réponde à une question posée en sujet. Il est possible de l’organiser autour d’une introduction, d’un développement et d’une conclusion.

2) Comment faire pour rédiger de façon organisé ?

Je réalise un brouillon : Réécris le sujet et surligne les mots clés que tu expliques. Une fois le sujet défini, borne ton sujet en répondant aux questions : Quoi ? Où ? Quand ?. Définir le sujet est un moment essentiel ; cela permet d’éviter le hors sujet ou d’en oublier une partie.

C’est alors le moment de trouver deux ou trois parties (grands thèmes/idées) pour répondre à ton sujet.

Une fois tes parties trouvées, avec un tableau/des tirets/une carte mentale, complète tes parties avec tes connaissances/réflexions : arguments, idées, exemples, dates, acteurs, évènements. Vérifie que tes parties forment un tout cohérent.

3) Rédiger le développement construit

Commence ton paragraphe par une introduction de 2-3 phrases. Celle-ci présente (Quoi ?) et délimite le sujet (Quand, Où ?). Ensuite, tu dois poser une problématique : reformuler le sujet sous la forme d’une question qui servira de fil conducteur à ton développement. Pour terminer, annonce ton plan.

Ton développement s’organise autour de plusieurs parties. Chaque partie débute par l’idée ou le thème général que tu vas développer. Chaque partie comprendra des explications, des connaissances, évènements, exemples, chronologie, dates, nom de personnages…

Enfin, ta conclusion aura pour tâche de répondre en quelques phrases au sujet/problématique. Elle n’apporte pas de nouvelles connaissances. La conclusion peut se terminer vers une ouverture (un lien vers un sujet proche, l’actualité du sujet posé…)

4) Maîtriser la langue française

Je n’oublie pas de faire un alinéa à chaque paragraphe et de sauter une ligne entre chaque paragraphe. Je fais des phrases courtes correctement rédigées (sujet, verbe conjugué + compléments…) : pas d’abréviation.

 J’utilise des connecteurs logiques pour lier mes idées :

−   Ex : Tout d’abord, puis, ensuite, aussi, enfin… pour ajouter des idées ou pour un récit chronologique.

−    Ex : donc, ainsi, en effet, par conséquent… pour montrer les liens cause/conséquence.

−    Ex : mais, cependant, en revanche… pour montrer l’opposition de 2 idées.

J’aère ma copie en sautant des lignes entre les différentes parties.

Je n’oublie pas de me relire pour vérifier les erreurs orthographiques, si mes phrases sont correctes (claires et cohérentes).  

Des ressources sur d’autres sites:

Le développement construit sur le site Histographie, qui donne les différents types de plan pour toujours s’en sortir avec un développement construit jusqu’à la dissertation du lycée: Le site clique ici

Sur le site du collège Henri Dunant d’Evreux, des fiches méthodes très développées, avec des exemples, une vidéo: Le site clique ici